Le président américain Donald Trump a décidé de relever le plafond annuel du nombre de réfugiés admis aux États-Unis de 7 500 à 17 500, dans le but d’accueillir jusqu’à 10 000 Afrikaners d’Afrique du Sud. Cette décision a été prise par décret présidentiel publié mardi au Journal officiel fédéral, dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes entre Washington et Pretoria. L’année dernière, l’administration Trump avait annoncé une forte réduction du nombre maximal de réfugiés que les États-Unis accepteraient, le ramenant à seulement 7 500, contre 125 000 l’année précédente, justifiant cette mesure par sa volonté de donner la priorité à la minorité blanche d’Afrique du Sud.
Selon un tableau publié par le département d’État américain, sur les 4 499 personnes admises comme réfugiés depuis le début de l’exercice fiscal, le 1er octobre, seules trois ne sont pas originaires d’Afrique du Sud. L’administration Trump accuse les autorités sud-africaines, sans apporter de preuves, de « persécuter » les Afrikaners, descendants des colons européens. Washington critique également la plainte déposée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de Justice, l’accusant de « génocide » en lien avec la guerre dans la bande de Gaza. Dans une décision datée du 21 mai et publiée mardi, Trump a déclaré l’« urgence » face à « une récente recrudescence des incitations à la violence raciste » de la part du gouvernement sud-africain et des principaux partis politiques.
En conséquence, Trump a ordonné une augmentation de 10 000 places supplémentaires, portant le plafond annuel d’admission des réfugiés à 7 500, et a précisé que « ces places supplémentaires devaient être attribuées aux Afrikaners d’Afrique du Sud ». En 2025, Trump a signé un décret accordant le statut de réfugié aux Afrikaners, avant que les États-Unis n’accueillent un premier groupe d’une cinquantaine de personnes, une mesure qui a suscité une vive opposition du gouvernement de Pretoria. L’administration Trump a également imposé un droit de douane de 30 % sur les produits sud-africains soumis aux droits de douane américains, le plus élevé parmi les pays d’Afrique subsaharienne.