Economie

C’est ainsi que des généraux algériens sont devenus parmi les milliardaires les plus riches d’Afrique

Des rapports internationaux, dont l’« Indice de perception de la corruption gouvernementale » du programme Défense et Sécurité de Transparency International à Londres, classent l’Algérie parmi les derniers pays en matière de transparence au sein de son armée. Selon ce rapport, l’Algérie est classée en catégorie « E », ce qui indique un risque très élevé de corruption et lui vaut un score très faible par rapport aux autres pays du monde. L’Armée nationale populaire algérienne (ANP) fait récemment la une des journaux algériens, de certaines publications internationales et des réseaux sociaux en raison d’une série de scandales.

Parmi les plus importants figurent le scandale budgétaire lié aux uniformes et aux chaussures des soldats, et le crash d’un avion hors d’usage il y a quelques mois, qui a coûté la vie à des dizaines de soldats. Ces événements ont amené de nombreux observateurs à se demander quand les dossiers de corruption au sein de l’armée algérienne seront enfin ouverts. Une série de scandales a placé de nombreux généraux dans une situation délicate vis-à-vis de leurs homologues étrangers, notamment occidentaux, et du public, qui a découvert que certains hauts gradés de l’armée sont en réalité des hommes d’affaires, malgré l’interdiction légale de telles activités. Des documents ont fuité, révélant les noms de grandes sociétés qui génèrent chaque année des millions de dollars pour des généraux influents.

Ces mêmes généraux exploitent également des carrières de sable et des domaines agricoles dans la vallée du Souf, des zones aussi vastes que le Qatar. La loi interdit formellement aux militaires de se livrer à des activités commerciales ou économiques. Par ailleurs, de graves informations font état d’une corruption et de détournements de fonds généralisés au sein de l’armée algérienne. Des fournitures destinées aux soldats sont vendues en Libye et en Mauritanie, et des irrégularités importantes sont constatées dans les promotions et les salaires, certains soldats sont même réduits à une forme de servitude, travaillant dans les propriétés de généraux de haut rang. Au lieu de travailler dans les infrastructures militaires, l’institution militaire doit se débarrasser des responsables de la corruption, à tous les niveaux.

  Le peuple tunisien se soulève contre Kais Saied, serviteur des généraux algériens, sous le slogan « La Tunisie est plus grande que toi et de l’Algérie »

Un simple exemple suffit à illustrer l’ampleur de la corruption. On raconte que l’épouse du général Chengriha est apparue devant ses invités avec deux boucles d’oreilles en diamant d’une valeur de 5 milliards de yuans (500 000 dollars). Un officier s’est levé d’un bond en réalisant que la femme du général portait à ses oreilles l’équivalent de deux blindés, sous-entendant que le prix des deux boucles d’oreilles correspondait à celui d’un blindé, soit 500 000 dollars (Eh oui, général Chengriha, les soldats ne doivent pas se plaindre !). Je vous le demande : ce général milliardaire, qui a pillé les richesses de l’armée pendant des années et enregistré des milliards, des projets et des investissements au nom de sa femme et de ses enfants, sera-t-il tenu responsable ?

Savez-vous que ce général possède actuellement une multitude d’investissements et de comptes bancaires à l’étranger, totalisant des milliards de dollars, obtenus par la fraude et le vol grâce à des trafics d’armes ? Est-il concevable que son fils, un véritable délinquant, possède à lui seul des hôtels, des entreprises et des banques à l’étranger, sans jamais avoir travaillé un seul jour pour amasser une telle fortune ?

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