Les garde-côtes libyens, affiliés au gouvernement de l’Est, ont intercepté plus de 140 migrants en une seule journée au large des côtes orientales du pays, tandis que 153 autres personnes sont portées disparues après avoir emprunté la route maritime vers l’Afrique de l’Ouest, au large des côtes atlantiques. Les garde-côtes basés à Tobrouk ont annoncé avoir intercepté 143 migrants vendredi lors d’opérations distinctes au large de Tobrouk et Syrte. Parmi les personnes interceptées figuraient 72 Soudanais, 31 Égyptiens et 40 Bangladais. Ces interceptions, filmées et diffusées en ligne samedi, ont suscité des critiques de la part des organisations de défense des droits humains, en raison du renvoi forcé des migrants vers les côtes libyennes.
Parallèlement, la plateforme Alert Phone, spécialisée dans le signalement des migrants en détresse en mer, a indiqué avoir reçu des notifications de familles concernant la disparition de 153 personnes parties il y a deux semaines des côtes de Bafouloto, en Gambie. La plateforme a indiqué que les autorités gambiennes avaient été informées, mais aucune information concernant le sort des migrants n’a été reçue à ce jour. Bien que les traversées depuis la route ouest-africaine aient diminué de 67 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période en 2025, selon les données de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), les migrants prennent davantage de risques durant l’été pour atteindre les côtes européennes, les données de la plateforme « Migrants disparus » de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) indiquent que 1 414 personnes sont mortes ou ont disparu en mer Méditerranée cette année, tandis que 142 ont perdu la vie sur la route ouest-africaine en direction des îles Canaries, dans l’océan Atlantique.