Le Tchad a exprimé son désaccord avec le tracé choisi par le Cameroun pour la ligne ferroviaire prévue entre Yaoundé et N’Djamena, soulignant qu’aucune décision définitive n’a encore été prise concernant ce projet et que des consultations supplémentaires entre les deux pays sont nécessaires. La semaine dernière, la présidence camerounaise a approuvé un tracé occidental pour cette ligne ferroviaire, qui vise à relier le Cameroun et le Tchad. La ligne reliera la ville camerounaise de Ngaoundéré à la capitale tchadienne, N’Djamena, en passant par Garoua, Maroua et Kousséri, pour une longueur totale d’environ 997 kilomètres et un coût estimé à plus de 4 000 milliards de francs CFA.
Selon des sources bien informées, une étude de faisabilité réalisée par des entreprises canadiennes et sud-africaines proposait trois tracés possibles : central, oriental et occidental. Le président camerounais, Paul Biya, a finalement opté pour le tracé occidental. Cependant, les autorités tchadiennes ont annoncé, dans un communiqué du ministère des Transports, que le projet de ligne ferroviaire entre Ngaoundé et N’Djamena n’est pas encore finalisé. Selon certaines sources, N’Djamena privilégierait un tracé alternatif par le sud du pays, qui relierait plusieurs régions agricoles clés et dynamiserait leur développement économique.
De son côté, le ministre camerounais des Transports, Jean-Ernest Massena Ngali Bebehi, a confirmé que le tracé annoncé par Yaoundé n’est pas définitif, précisant que la partie tchadienne participera à la définition du tracé final. Les présidents du Cameroun et du Tchad devraient prendre la décision finale concernant ce projet stratégique, considéré comme l’un des plus importants projets d’infrastructure et d’intégration économique entre les deux pays.