Politique

Au moins 15 morts dans des affrontements tribaux à Jalalaqsi, en Somalie centrale

La ville de Jalalaqsi, dans la région de Hiran, en Somalie centrale, est le théâtre d’affrontements tribaux pour le quatrième jour consécutif. Ces violences persistent et suscitent des craintes croissantes de détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette ville située à environ 170 kilomètres au nord-est de la capitale, Mogadiscio, selon des sources locales et des témoins oculaires, cités samedi, les affrontements ont fait au moins 15 morts et une vingtaine de blessés. Ni les autorités locales ni le gouvernement fédéral n’ont publié de bilan officiel définitif, car on craint que ce nombre ne s’alourdisse, les tensions persistant et des groupes armés restant déployés dans plusieurs quartiers de la ville.

Des habitants ont confirmé que des milices tribales rivales demeurent retranchées à divers endroits de Jalalaqsi et de ses environs (ville natale du président Hassan Sheikh Mohamud). Les deux camps continuent de se mobiliser et de recevoir des renforts, faisant craindre une reprise des affrontements à tout moment. Ces affrontements constituent l’une des plus importantes vagues de violence tribale qu’ait connues la province de Hiran ces derniers mois, faisant craindre une escalade du conflit et des répercussions sur la stabilité locale. Outre les pertes humaines, les affrontements tribaux ont causé d’importants dégâts matériels. Des habitants ont rapporté que plusieurs maisons ont été incendiées, forçant des dizaines de familles à fuir les zones de conflit pour trouver refuge.

Des activistes ont diffusé sur les réseaux sociaux des vidéos montrant des maisons en flammes dans certains quartiers de Jalalaqsi, mais aucune source indépendante n’a pu en vérifier l’authenticité.

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Des témoins oculaires ont indiqué que la destruction des habitations a aggravé les souffrances des civils, de nombreux habitants étant contraints de fuir leurs foyers pour échapper aux affrontements, craignant une intensification des déplacements de population si les combats se poursuivent. Au quatrième jour des affrontements, les sources locales ont fait état d’une augmentation constante du nombre de familles déplacées, tandis que l’activité commerciale de la ville a considérablement diminué. Certaines voies de transport ont également été perturbées en raison de la détérioration de la situation sécuritaire.

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