Selon le dernier rapport sur le commerce africain de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), le commerce intra-africain devrait augmenter de 5,47 % pour atteindre environ 213,8 milliards de dollars américains en 2025, contre 202,7 milliards en 2024. Le rapport attribue cette hausse de 11,1 milliards de dollars américains à la dynamisation de l’activité économique et à l’intensification des échanges commerciaux entre plusieurs économies africaines, notamment l’Éthiopie, l’Ouganda, la République démocratique du Congo et la Zambie. D’après Afreximbank, cette croissance témoigne des progrès graduels du continent vers une intégration économique accrue dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
L’Afrique du Sud a conservé sa place de principal contributeur au commerce intra-africain en 2025, représentant 19,2 % des flux commerciaux totaux du continent, malgré une légère baisse par rapport aux 20,8 % enregistrés en 2024. Le rapport indique que l’Afrique du Sud a importé pour 10,04 milliards de dollars de marchandises en provenance de pays africains au cours de l’année, tandis que ses exportations vers les marchés africains ont atteint 31,1 milliards de dollars, un chiffre stable par rapport à l’année précédente. Les importations sud-africaines en provenance du continent étaient principalement composées de produits minéraux, de métaux précieux, de textiles et de produits alimentaires, notamment du pétrole brut, du charbon, des produits pétroliers, de l’électricité, du sucre et des confiseries, importés de pays comme l’Eswatini, la Zambie et le Mozambique.
Le rapport souligne l’importance persistante de la Côte d’Ivoire en tant que plaque tournante du commerce régional, prévoyant qu’elle représentera 4,83 % du commerce intra-africain total en 2025. Le rapport note que les solides performances commerciales du pays sont renforcées par son appartenance à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ses principaux partenaires commerciaux régionaux sont le Mali, le Burkina Faso, le Ghana et le Nigéria, ce qui en fait une porte d’entrée essentielle pour le commerce en Afrique de l’Ouest. Selon le rapport, la transition actuelle vers une production locale consolide la position de la Côte d’Ivoire en tant que base agro-industrielle et renforce sa compétitivité sur les marchés régionaux.