Depuis plusieurs jours, les autorités tunisiennes s’efforcent de contenir une série d’incendies qui se sont déclarés dans les forêts et les montagnes du nord du pays. Elles luttent pour empêcher la propagation des flammes aux zones résidentielles et aux exploitations agricoles, alors même que la Tunisie connaît une vague de chaleur record. Les incendies ont ravagé les gouvernorats de Zaghouan, Siliana, Jendouba et El Kef, consumant de vastes étendues de forêts et de végétation, cette situation a nécessité une mobilisation massive des unités de protection civile et du personnel forestier, appuyée par des moyens aériens de lutte contre les incendies, afin d’empêcher les flammes d’atteindre les habitations et les terres agricoles.
Les équipes d’intervention sont parvenues à maîtriser la plupart des incendies. Mardi, les efforts se poursuivaient pour éteindre l’incendie du mont Bouhertma, dans le gouvernorat de Jendouba, où les équipes s’emploient à contenir les flammes et à empêcher leur propagation vers les zones habitées. Des vidéos circulant en ligne montraient des flammes engloutissant des arbres au cœur de la forêt, tandis que d’épais nuages de fumée recouvraient la zone. Des images prises sur le terrain documentaient le déploiement des équipes de protection civile et des agents forestiers sur ce terrain accidenté, avec des camions de pompiers positionnés pour contenir l’incendie. D’autres images révélaient de vastes étendues réduites à des paysages calcinés après la combustion de la végétation.
Les incendies ont endommagé une végétation considérable, consumant des dizaines d’hectares d’arbres, mais aucune victime n’a été signalée, parallèlement, les autorités ont lancé une campagne de sensibilisation exhortant les citoyens à signaler immédiatement tout incendie ou fumée, soulignant que la rapidité du signalement pouvait être cruciale pour sauver les forêts et limiter la propagation des flammes. Les incendies sont un problème récurrent en Tunisie pendant les mois d’été, coïncidant avec la hausse des températures, qui rend les forêts et les régions montagneuses plus vulnérables aux incendies. Outre les facteurs climatiques, les causes sont attribuées à la négligence humaine et parfois à des actes délibérés.