Economie

Le Kenya envisage sa première émission obligataire en Chine

Un document du ministère des Finances révèle que le Kenya envisage d’émettre ses premières obligations sur le marché domestique chinois, connues sous le nom d’obligations Panda, afin de combler un déficit budgétaire important pour l’exercice fiscal en cours. Ce pays d’Afrique de l’Est cherche de nouvelles sources de financement pour ses investissements dans les infrastructures et d’autres activités de développement, après une forte augmentation de sa dette publique qui l’accable de lourdes mensualités. Dans son plan d’emprunt annuel pour l’exercice fiscal qui a débuté le mois dernier, le ministère a déclaré : « Le gouvernement explorera des instruments de financement innovants, notamment les swaps de dette, les obligations souveraines, les obligations Samurai, les sukuk, les obligations liées au développement durable, les obligations de la diaspora et d’autres instruments de financement de marché.»

Le document révèle que le ministère envisage d’émettre ses premières obligations Panda pour lever 300 millions de dollars, une euro-obligation de 815 millions de dollars au deuxième trimestre de l’exercice fiscal, et d’emprunter plus de 500 millions de dollars sur le marché japonais, notamment par le biais d’obligations Samurai. Le document ne fournissait pas de détails supplémentaires sur l’éventuelle utilisation du marché de la dette chinois, mais précisait que cela nécessiterait l’obtention de toutes les autorisations légales et réglementaires requises, le gouvernement prévoit également de procéder à un échange de dette contre des denrées alimentaires d’un milliard de dollars avec la Société américaine de financement du développement international (DFC), annoncé initialement en décembre, selon le document. Les autorités de Nairobi ont projeté un déficit budgétaire de 5,5 % du PIB pour cet exercice fiscal, qui sera partiellement couvert par un financement extérieur net de 247,2 milliards de shillings kenyans (1,9 milliard de dollars). Le reste sera financé par des emprunts intérieurs.

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Parmi les autres sources de financement extérieur pour cet exercice fiscal figurent la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et le gouvernement italien. Conformément au plan d’emprunt élaboré par le ministère, le gouvernement cherchera également à rembourser au moins 500 millions de dollars de dette extérieure à taux d’intérêt élevé au cours de l’exercice fiscal, afin de réduire les coûts du service de la dette et d’en améliorer la viabilité.

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