Economie

Stratégie du Kenya en matière d’intelligence artificielle : partenariats internationaux et enjeux liés aux droits humains

En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le Kenya a signé deux accords avec des entités américaines spécialisées dans l’intelligence artificielle (IA), parallèlement, son gouvernement élabore une réglementation visant à protéger les Kényans qui forment ces systèmes et modèrent le contenu des plateformes, dont certains sont actuellement impliqués dans des litiges avec des multinationales technologiques. Le 21 septembre, le Premier ministre kényan, Musalia Mudavadi, a signé un protocole d’accord de cinq ans avec l’Institut Hoover de l’Université Stanford. Cet accord prévoit notamment l’utilisation de l’IA pour surveiller les effets d’El Niño, selon TechAfrica News, un site d’information technologique africain.

Le lendemain, le secrétaire général du ministère kényan des Affaires étrangères, Korir Sengwe, a signé une déclaration conjointe avec la société américaine d’IA Anthropic. Cette déclaration définit la coopération dans les domaines suivants : développement des compétences, recherche, solutions pour le secteur public, sécurité et évaluation de l’IA, éducation et santé. Le journal kényan The Star a rapporté que l’accord vise à développer des solutions « en collaboration avec les institutions kényanes, à les adapter aux besoins locaux et à les déployer conformément à la législation kényane ». Cependant, le site web brésilien Rio Times a noté qu’aucun des deux documents ne mentionne « de fonds, de personnel ou d’engagements imposés ». Selon la même source, le coût de mise en œuvre de la Stratégie nationale kényane en matière d’intelligence artificielle (2025-2030) est estimé à environ 152 milliards de shillings kényans (1,17 milliard de dollars américains).

Plus tôt ce mois-ci, John Tanui, secrétaire général du Département d’État kényan des technologies de l’information et de la communication et de l’économie numérique, a rencontré Frank Garcia, secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, en marge du Sommet des affaires de la Chambre de commerce américaine. Ils ont discuté de la coopération en matière d’intelligence artificielle, de cybersécurité, d’infrastructures numériques et des moyens d’attirer les investissements américains dans les centres de données, selon TechAfrica News.

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