Société

De la Syrie à l’Afrique : l’ONU met en garde contre un danger menaçant 90 millions de personnes déplacées

L’ONU a averti, ce vendredi, que les trois quarts des personnes déplacées dans le monde vivent dans des pays fortement exposés aux risques climatiques, appelant à des mesures urgentes pour les protéger, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué que près de 90 millions de personnes déplacées vivent dans des pays de plus en plus exposés à des sécheresses, des inondations et des chaleurs extrêmes liées au changement climatique et au réchauffement de la planète. Cet avertissement du HCR intervient à l’approche de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP31).

L’organisation exhorte les gouvernements et les institutions de financement climatique, réunis lors de cette conférence, à accroître les ressources allouées pour aider les communautés vulnérables à s’adapter aux conséquences du changement climatique. Le HCR a souligné qu’environ 10 % seulement des financements destinés à la lutte contre le changement climatique parviennent aux pays fragiles ou touchés par des conflits. Selon un rapport publié par le HCR, près des trois quarts des personnes déplacées dans le monde vivent dans des pays — tels que l’Afghanistan et le Bangladesh — confrontés à des risques climatiques sévères. Dans une déclaration, Anton Leis García, Haut-Commissaire adjoint aux opérations au sein du HCR, a affirmé que les personnes déplacées « subissent une double injustice ».

Il a ajouté : « Après avoir été contraintes de fuir des conflits dont elles ne sont pas responsables, elles se retrouvent désormais en première ligne d’une crise climatique à laquelle elles n’ont que très peu contribué. » Garcia a déclaré que l’adaptation au changement climatique dans les zones vulnérables et touchées par les déplacements de populations est une « question de vie ou de mort », ajoutant : « Nous avons besoin de financements pour faire face au changement climatique, afin d’atteindre les communautés dont les besoins sont les plus importants ». Le rapport met en lumière le parcours d’une réfugiée soudanaise qui a fui la guerre dans la ville d’El Fasher en juin 2023 pour rejoindre le camp de réfugiés de Farchana, dans l’est du Tchad.

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