Economie

Malgré la rigueur du temps, les Algériens continuent de mourir dans les files d’attente

Malgré la pluie, le froid et des scènes qui rappellent les tragédies de la Seconde Guerre mondiale, les Algériens se battent pour du pain et du lait dans les queues. Pendant ce temps, dans les articles des journaux électroniques immondes affiliés à la bande des généraux, on trouve une quantité invraisemblable de mensonges, de calomnies et de contradictions flagrantes avec la dure réalité.

On en arrive à un point où l’observateur étranger qui suit nos nouvelles à travers ces médias de la honte et de la disgrâce pourrait réellement croire que nous sommes un pays civilisé où règnent les conditions d’une vie digne, que le citoyen vit dans l’opulence et la prospérité, et que l’Algérie est véritablement le pays du pétrole et du gaz… jusqu’à ce que le pauvre malheureux, lors de sa première visite officielle dans le pays, découvre avec stupeur que nous manquons même des droits les plus élémentaires pour vivre : l’eau, la nourriture, l’électricité, l’internet. Entre une file d’attente et une autre, il y en a toujours une troisième qui ne finit jamais. Récemment encore, un enfant est mort étouffé dans la foule d’une file d’attente à cause de l’écrasement, et la protection civile n’est arrivée qu’après sa mort, au milieu de ce chaos.

Parallèlement, le médiateur de la République, ce clown d’Ibrahim Mourad, a affirmé que l’institution de la médiation de la République mise sur une stratégie centrée sur l’ouverture envers le citoyen, l’écoute de ses plaintes, le rapprochement avec lui afin de prendre en compte ses préoccupations et de renforcer les liens entre les responsables et les citoyens selon ses propres mots (En réalité, c’est tout autre chose. Ils incitent les citoyens à exprimer leurs griefs et leurs inquiétudes afin d’identifier ceux qui s’opposent à leur tyrannie et à leur injustice, puis les traquent un par un, ayant compris que le peuple, exaspéré, n’acceptera pas le règne des généraux.). Dans la même intervention, ce soi-disant médiateur a déclaré que son institution travaille à simplifier les procédures administratives et à faciliter l’accès aux services publics dans les différentes administrations, dans le but d’améliorer les relations entre les services publics et les citoyens.

  Après une longue nuit d'attente, le sauvetage d'un enfant mauritanien piégé par des torrents

Dans le même registre, il a ajouté que « notre stratégie, élaborée conformément aux instructions du lâche Tebboune, vise à concrétiser le principe de rapprochement de l’administration du citoyen à travers une approche participative ». En réalité, c’est plutôt un rapprochement des prisons vers les citoyens : tout citoyen qui proteste contre la situation désastreuse, contre la pauvreté, l’ignorance et la corruption est jeté en prison sous prétexte d’« outrage à fonctionnaire » pendant qu’il vole le pays… Pardon, pendant qu’il exerce ses fonctions.

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