Economie

Union africaine : Fitch Ratings pourrait induire les investisseurs en erreur

L’agence de notation de l’Union africaine a averti mardi que Fitch Ratings pourrait induire les investisseurs en erreur si elle continuait d’attribuer des notes de crédit à Afreximbank après que cette dernière a rompu ses liens avec l’une des trois plus grandes agences de notation au monde. La banque, officiellement connue sous le nom de Banque africaine d’import-export (Afreximbank), a annoncé sa décision vendredi, invoquant des préoccupations quant à la qualité de la méthodologie de l’agence. Dans un communiqué publié lundi, le Mécanisme africain d’examen par les pairs (MAEP) de l’Union africaine a déclaré considérer la décision d’Afreximbank comme justifiée.

« Toute future notation attribuée par Fitch à la banque serait non sollicitée et non participative, et pourrait donc induire les investisseurs en erreur », ajoute le communiqué. Fitch n’a pas souhaité commenter la position du MAEP. En juin, Fitch a abaissé la note de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) à un cran au-dessus de la catégorie spéculative, invoquant un risque de crédit élevé et des politiques de gestion des risques insuffisantes, et lui a attribué une « perspective négative » – un terme utilisé par les agences de notation pour signaler une possible dégradation future. Le Mécanisme africain d’examen des notations (ARRM) a déclaré ne pas tenir compte de la décision d’Afreximbank d’abaisser sa note et que les désaccords concernant la qualité du « raisonnement, du cadre analytique et de l’interprétation des sources de risque » de Fitch justifiaient la rupture de leurs relations.

L’Union africaine et certains pays africains affirment que les trois principales agences de notation – Moody’s, Fitch et Standard & Poor’s – n’évaluent pas équitablement les risques de crédit en Afrique, ce qui entraîne une hausse des coûts d’emprunt. Les trois agences ont nié tout parti pris, affirmant que leurs notations suivent la même formule sur tous les continents. La Banque africaine d’import-export (Afreximbank), spécialiste du commerce et du financement de projets, est confrontée à des interrogations quant au maintien de son statut de « créancier privilégié », qui la protégerait des pertes liées aux défauts de paiement sur ses prêts aux pays fortement endettés comme le Ghana et la Zambie.

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