Economie

Uber cesse ses activités en Tanzanie

Uber a officiellement désactivé ses services en Tanzanie le 30 janvier 2026. Ce départ marque la fin d’une présence de près de dix ans dans le pays, laissant des milliers de chauffeurs et de passagers se débrouiller seuls sur un marché désormais largement dominé par son principal concurrent, Bolt. Cette décision fait suite à un long conflit entre le géant technologique mondial et l’Autorité de régulation des transports terrestres de Tanzanie (LATRA). Selon certaines sources, la décision d’Uber a été motivée par un environnement réglementaire hostile, caractérisé par des plafonds tarifaires et des limites de commission rigides.

Alors que l’autorité de régulation a toujours soutenu que ces mesures protégeaient les chauffeurs et garantissaient une concurrence loyale, Uber a affirmé que ces restrictions rendaient son modèle économique non viable. Ce n’est pas la première fois qu’Uber rencontre des difficultés sur le marché tanzanien. L’entreprise avait déjà suspendu ses activités en avril 2022 pendant neuf mois en raison d’un plafond de commission controversé de 15 %. Bien qu’elle soit revenue début 2023 après que ce plafond ait été relevé à 25 %, l’entreprise a eu du mal à regagner les parts de marché perdues pendant son absence. Les données internes et les études de marché indiquent qu’au moment de son retrait définitif, le réseau de chauffeurs d’Uber s’était considérablement réduit à environ 1 500 chauffeurs actifs. À l’inverse, des plateformes comme Bolt ont conservé une forte présence dans huit grandes villes.

L’arrivée de concurrents tels qu’In-Drive, qui utilise un modèle de tarification négocié avec le passager, a encore accentué la pression sur l’approche algorithmique traditionnelle d’Uber. Au-delà de la perte immédiate de service, ce retrait soulève d’importantes questions concernant les investissements technologiques étrangers dans la région. Les observateurs notent que si le Kenya et l’Ouganda ont adopté des approches plus libérales en matière de VTC, la position interventionniste de la Tanzanie pourrait signaler un changement de cap, privilégiant les solutions nationales et un contrôle étatique plus strict des plateformes numériques. Le dernier message d’Uber à ses utilisateurs tanzaniens a été bref : « Ce chapitre se termine », sans annoncer de projet de retour immédiat.

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