Nick Chaker, qui a pris ses fonctions de secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines début janvier, est arrivé à Bamako, la capitale malienne, le lundi 2 février, pour une visite officielle visant à revitaliser la coopération entre les deux pays après une période de stagnation. Lors de sa rencontre avec le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, l’envoyé américain a souligné la nécessité de renouveler l’engagement dans le partenariat bilatéral, notamment dans les domaines de la sécurité et de l’économie. M. Chaker a affirmé que Washington souhaite bâtir une relation « sur de nouvelles bases fondées sur le respect mutuel et la non-ingérence », insistant sur le respect des États-Unis pour la souveraineté du Mali et leur volonté de développer une coopération pragmatique servant les intérêts des deux parties.
Les discussions entre les deux parties ont porté sur les possibilités de relancer la coopération dans la lutte contre le terrorisme, compte tenu des défis sécuritaires auxquels sont confrontés le Mali et la région du Sahel, ainsi que sur le potentiel d’expansion des relations commerciales et d’augmentation des investissements américains dans le pays. Selon un communiqué officiel des autorités maliennes, les deux parties considèrent la revitalisation de leurs relations comme un partenariat mutuellement avantageux. Le ministre malien des Affaires étrangères a souligné la nécessité de prendre en compte l’évolution de la situation régionale, notamment la création de l’Union des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso.
Le Bureau des affaires africaines du Département d’État américain avait précédemment annoncé cette visite sur sa page Facebook, précisant que les discussions à Bamako porteraient sur l’exploration des moyens de renforcer la coopération et l’examen des possibilités de dialogues similaires avec d’autres pays de la région, en particulier le Burkina Faso et le Niger, dans les domaines de la sécurité et de l’économie. Cette visite intervient alors que Washington cherche à renforcer sa présence diplomatique au Sahel, suite aux bouleversements politiques et sécuritaires rapides qu’ont connus les pays de la région ces dernières années.