Economie

Les recettes fiscales des entreprises en Afrique du Sud sont vulnérables aux déséquilibres

Des données récentes du Service des impôts sud-africain (SATS) révèlent que l’assiette fiscale du pays est extrêmement concentrée : seulement 0,1 % des entreprises contribuent à plus de 66 % du total des recettes de l’impôt sur les sociétés. Le Daily Investor a rapporté mardi que cela signifie que 1 195 entreprises versent plus de 200 milliards de rands d’impôts par an, faisant de l’impôt sur les sociétés la source de recettes publiques la plus concentrée d’Afrique du Sud. Cette concentration rend l’assiette fiscale des entreprises du pays vulnérable aux chocs externes, car elle repose sur un nombre relativement restreint d’entreprises pour générer les recettes fiscales.

Ces données reflètent également les limites du gouvernement et son incapacité à augmenter les taux d’imposition des sociétés, car une telle augmentation pourrait entraîner une baisse des recettes de l’État, les entreprises ayant tendance à réduire leur charge fiscale. Les données du SATS, dans ses statistiques fiscales de 2025, montrent que l’impôt sur les sociétés demeure la troisième source de recettes publiques, après l’impôt sur le revenu et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Le journal a constaté le déclin des recettes de l’impôt sur les sociétés au cours de la dernière décennie, soulignant que lors de l’exercice 2024/25, cet impôt représentait environ 17,4 % des ressources totales, un niveau nettement inférieur aux 26,7 % enregistrés en 2008/09.

Il a confirmé que la contribution de l’impôt sur les sociétés aux recettes publiques mondiales est en baisse depuis la crise financière mondiale de la fin des années 2000, expliquant que cette faible performance est principalement due à l’impact des coupures d’électricité et de la stagnation économique. Il a ajouté que le secteur minier, qui a toujours été la principale source de recettes fiscales, a subi une pression considérable au cours de la dernière décennie, soulignant le déclin de la contribution globale de ce secteur aux recettes fiscales, malgré de brèves périodes de forte hausse des profits liés aux matières premières.
À l’inverse, les secteurs de l’intermédiation financière, de l’assurance, de l’immobilier et des services ont représenté plus de 37 % des recettes totales de l’impôt sur les sociétés en 2024/25, témoignant de l’ampleur des transformations qu’a connues l’économie sud-africaine au cours des deux dernières décennies.

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