Politique

De violents combats ont éclaté entre l’armée congolaise et les combattants de Tuerwanho au Sud-Kivu

Les hauts plateaux de Minembo, dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, ont été le théâtre de violents affrontements entre l’armée congolaise et les combattants de Tuerwanho, alliés à l’Alliance des forces pour le changement/Mouvement du 23 mars, soutenu par Kigali. Les combats se concentrent à environ 100 kilomètres à l’est de la ville de Baraka, selon des sources locales, les affrontements ont atteint un niveau sans précédent, forçant des milliers de civils à fuir leurs villages ces dernières semaines.

Les personnes déplacées sont confrontées à une situation humanitaire catastrophique en raison de leur accès limité aux produits de première nécessité. Des sources décrivent ces affrontements comme « l’une des vagues de violence les plus importantes qu’ait connues la région depuis le début de l’année ». Les Forces armées de la République démocratique du Congo sont déployées en première ligne, appuyées par l’armée burundaise et la milice Wazalindo, et bénéficient d’un important appui aérien, notamment par l’utilisation de drones d’attaque, sous la pression militaire, la milice Tuerwaniho s’est retirée de plusieurs positions la semaine dernière. Le lieutenant Kalonji Mboyi, porte-parole de l’armée congolaise, a annoncé dans un communiqué que les troupes avaient repris le contrôle de plusieurs villages de la région.

Bien que les opérations soient concentrées au Sud-Kivu, les violences se sont également étendues au Nord-Kivu, où les frappes aériennes et les bombardements se poursuivent, selon des témoignages oculaires confirmant le ciblage continu de zones résidentielles par des drones gouvernementaux. Selon des organisations de la société civile, les combats, qui ont débuté début février, ont déplacé plus de 200 000 civils, dont la plupart ont trouvé refuge dans le territoire de Fizi. Par ailleurs, de nouveaux affrontements ont éclaté dimanche 22 février dans la région de Masisi, au Nord-Kivu, entre l’armée congolaise et la milice Wazalindo d’une part, et le Front de libération du Congo/Mouvement M23 d’autre part. Selon des sources, des centaines d’habitants ont fui vers Kebabe et Ngongo après l’offensive militaire qui a permis aux forces gouvernementales de prendre le contrôle de la ville stratégique de Katwe, située à une centaine de kilomètres à l’ouest de Goma.

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