Economie

La Tunisie et la Libye lancent un projet de corridor terrestre continental

Afin de renforcer ses relations économiques et commerciales avec les pays d’Afrique subsaharienne, considérés comme un marché de consommation prometteur, la Tunisie mise sur un projet de corridor terrestre continental en coopération avec la Libye. Ce corridor partira du poste frontière de Ras Jedir, dans le sud de la Tunisie, et s’étendra jusqu’au Niger, au Tchad, au Mali, au Burkina Faso et à la République centrafricaine. Ce corridor constitue une voie stratégique pour dynamiser le commerce bilatéral et intra-africain dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et garantir l’accès des produits et services tunisiens aux marchés africains.

Lors de sa participation, aux côtés du ministre nigérien du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, au Forum d’affaires bilatéral, le ministre tunisien du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a annoncé le lancement par la Tunisie du projet de corridor terrestre continental en coordination avec la Libye. Le corridor commercial Africa Gateway débutera dans la zone logistique de Ben Guerdane, traversera le poste frontière de Ras Jedir, puis la Libye, et desservira six pays africains : le Niger, le Tchad, le Mali, le Burkina Faso et la République centrafricaine. La phase de construction et de développement des infrastructures et des centres logistiques a débuté en 2025 et se poursuivra jusqu’en 2028. Le corridor devrait être pleinement opérationnel en 2029. Ce projet permettra de réduire les coûts et les délais des opérations d’exportation, d’atténuer les difficultés de transport et de contribuer à l’intégration africaine.

La Tunisie ambitionne de devenir une plaque tournante du commerce régional reliant la Méditerranée au cœur du continent africain. Le ministère tunisien du Commerce et du Développement des exportations a entamé des négociations en vue de l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) (2026-2028), axées sur la libéralisation des échanges de services, des investissements et des droits de propriété intellectuelle afin de faciliter l’accès des exportations tunisiennes aux marchés africains.

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