Economie

Droits de douane nuls : intérêt mutuel avec l’Afrique ou renforcement de l’influence chinoise ?

La Chine a mis en œuvre une politique de droits de douane nuls sur les importations en provenance de 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques, à compter du 1er mai, leur offrant ainsi un accès sans frais à l’un des plus grands marchés mondiaux, cette politique restera en vigueur pendant deux ans, jusqu’au 30 avril 2028, à l’exception de l’Eswatini (anciennement Swaziland) en raison du maintien de ses relations diplomatiques avec Taïwan. Elle complète les exemptions précédemment accordées depuis décembre 2024 à 33 pays africains, considérés parmi les moins avancés, avant d’être étendue à 20 pays supplémentaires, dont l’Égypte, le Nigéria, l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Maroc et le Kenya.

La Commission des tarifs douaniers du Conseil des affaires d’État chinois présente cette décision comme une étape vers un approfondissement de l’ouverture de haut niveau avec l’Afrique et la promotion du développement commun en facilitant l’accès des produits africains au marché chinois. Les données officielles indiquent que l’application de droits de douane nuls sur les importations en provenance des pays les moins avancés (PMA) depuis décembre 2024 a entraîné une hausse de 15,2 % des importations chinoises en provenance de ces pays en mars 2025, atteignant environ 21,42 milliards de dollars. Ce résultat a incité Pékin à étendre l’initiative à la plupart des pays du continent.

Cette modification tarifaire ne constituait pas une simple mesure préférentielle, mais s’inscrivait dans une stratégie chinoise plus vaste combinant commerce, investissement et infrastructures en Afrique. Cette stratégie relève du cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route » et résulte de la multiplication des sommets Chine-Afrique, dans un contexte de concurrence internationale croissante pour l’influence en Afrique. La décision chinoise distingue deux grandes catégories de pays africains inclus dans l’initiative. La première catégorie comprend 33 PMA qui, depuis décembre 2024, bénéficient d’une exemption tarifaire totale et permanente sur divers produits, en vertu du système tarifaire préférentiel mis en place par la Chine pour les PMA. La deuxième tranche concerne 20 autres pays, dont l’Égypte, le Nigéria, l’Afrique du Sud, le Maroc, l’Algérie, le Kenya, le Ghana, la Tunisie et la Côte d’Ivoire.

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