Politique

L’opposition capverdienne met fin à dix ans de domination du parti au pouvoir

L’opposition capverdienne a mis fin à dix ans de domination du parti au pouvoir après que la Commission électorale nationale a confirmé la victoire du Parti de l’indépendance africaine du Cap-Vert (PAICV), principal parti d’opposition, avec une majorité absolue aux élections législatives du 17 mai. Le PAICV a obtenu 37 des 72 sièges au Parlement. Les résultats définitifs ont montré une amélioration par rapport aux estimations initiales, qui attribuaient au parti 33 sièges. Le PAICV a recueilli 48 % des suffrages, ce qui lui permet d’obtenir la majorité parlementaire et de former le prochain gouvernement. Le parti a devancé le Mouvement pour la démocratie (MPD), qui dirigeait le gouvernement depuis 2016, mettant ainsi fin à une décennie de règne de la coalition au pouvoir.

Cette victoire ouvre la voie à l’accession au poste de Premier ministre de Francisco Carvalho, succédant ainsi à Ulises Correia e Silva, qui a dirigé le gouvernement pendant la dernière décennie. Après l’annonce des résultats, Correa e Silva a reconnu la défaite de son parti, déclarant que l’objectif du mouvement était de remporter les élections et de continuer à diriger le pays, mais que les résultats n’avaient pas été à la hauteur des attentes. Carvalho, quant à lui, a considéré ce résultat comme un mandat populaire pour le changement, soulignant que les électeurs avaient placé leur confiance dans son programme politique. Carvalho est actuellement maire de la capitale, Praia, et a mené campagne sur un programme axé sur la justice sociale et l’amélioration des services publics.

Selon les résultats annoncés, le Parti de l’indépendance africaine du Cap-Vert (PAICA) a remporté 37 des 72 sièges à l’Assemblée nationale, tandis que le Mouvement pour la démocratie (MAD) est arrivé en deuxième position. L’Union démocratique indépendante du Cap-Vert (UCID), troisième force politique du pays, a également remporté deux sièges au Parlement. Le taux de participation a été d’environ 50 % des 415 000 électeurs inscrits. Le nouveau gouvernement devrait s’attaquer à plusieurs problèmes économiques et sociaux, le pays étant confronté à des défis liés à la pauvreté et au chômage des jeunes, sans compter les besoins de développement de cet archipel de dix îles.

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