Economie

Campagne d’enquête lancée après des révélations sur des exportations secrètes d’uranium du Congo

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a lancé une campagne d’enquête suite à des informations selon lesquelles de l’uranium aurait été inclus dans les exportations de cobalt du pays. Cette initiative fait suite à la publication d’une étude scientifique et d’une enquête journalistique qui ont soulevé des questions quant à l’exportation potentielle d’uranium comme sous-produit de l’exploitation minière du cobalt. La réaction de Kinshasa fait suite à la publication, le 30 juillet, d’une étude scientifique dans la revue *Nature Communications*, qui a servi de base à une enquête journalistique menée par *Lighthouse Reports* en collaboration avec *Le Monde* et le *Financial Times*.

L’enquête a révélé des données suggérant l’exportation potentielle de quantités importantes d’uranium de la RDC comme sous-produit de l’exploitation minière du cobalt, alors même que le pays figure parmi les principaux producteurs mondiaux de cobalt. L’une des principales régions productrices de cobalt du pays est la mine de Tinke Fungorom, située dans le sud-est de la République démocratique du Congo, et qui compte parmi les plus grandes mines de cobalt au monde. Dans un communiqué publié par le ministère congolais de la Communication, le gouvernement a déclaré avoir examiné les conclusions de l’étude parue dans la revue *Nature Communications*, tout en soulignant ses « limites méthodologiques ». Selon lui, ses résultats ne suffisent pas, à eux seuls, à prouver l’existence d’exportations clandestines d’uranium.

Le ministère a expliqué que l’étude scientifique reposait sur des modélisations et non sur des mesures directes des cargaisons exportées du pays. Le gouvernement a insisté sur le fait que « l’analyse de la composition minéralogique de nos exportations de minéraux commercialisables ne confirme pas les tendances présentées » dans l’étude, ce qui signifie que Kinshasa ne considère pas les résultats publiés comme une preuve concluante d’exportations d’uranium au sein des cargaisons de cobalt. Malgré ses réserves quant à la méthodologie employée, le gouvernement congolais a annoncé une série de mesures visant à vérifier de manière indépendante les informations présentées dans l’étude et l’enquête journalistique.

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La feuille de route annoncée par Kinshasa prévoit notamment le lancement d’une campagne indépendante de vérification analytique de la composition des exportations de minéraux, afin de déterminer si les cargaisons de cobalt contiennent effectivement des niveaux d’uranium non déclarés.

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