Le Sommet international de l’espace, qui s’est tenu à Paris les 9 et 10 septembre 2026, coprésidé par la France et l’Allemagne et réunissant des représentants de 120 pays, a offert une occasion unique aux différents acteurs du secteur spatial de se rencontrer. Plusieurs grandes entreprises mondiales du secteur étaient présentes, notamment Airbus, Thales et Amazon. Le continent africain était également représenté à cet événement par d’importantes délégations, témoignant des opportunités offertes par le secteur spatial pour la création de réseaux, le développement de partenariats et la conclusion de contrats. La start-up Leoblue a signé un protocole d’accord avec l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ANESRIF) pour développer une solution d’alerte précoce.
Cette solution vise à répondre à plusieurs problématiques pratiques et urgentes, telles que l’alerte aux tempêtes en mer pour les pêcheurs, la gestion des foules pour renforcer la sécurité urbaine lors de grands événements et la diffusion d’informations relatives aux urgences sanitaires. Ce partenariat illustre une tendance croissante, observée chez plusieurs pays et entreprises africains, à utiliser les technologies spatiales et les données satellitaires pour relever les défis du développement, de la sécurité et de la gestion des situations d’urgence, lors du sommet, Yaya Sylla, PDG de Sah Analytics International, société ivoirienne spécialisée dans les solutions d’analyse de données spatiales, a souligné l’importance de la participation africaine à cet événement international. Il a affirmé que le niveau d’intérêt et d’engagement dans le secteur spatial confirme que cet intérêt « n’est pas apparu par hasard ».
M. Sylla estime que la phase actuelle exige des investissements importants pour développer des capacités africaines capables de rivaliser avec les géants du secteur, tels que Starlink. Pour ce faire, il est nécessaire de développer des produits et des solutions dans les pays du Sud et en Afrique, permettant ainsi au continent de bénéficier des progrès rapides du secteur. La Côte d’Ivoire, le Rwanda et le Sénégal ont tous entrepris un développement significatif de leurs secteurs spatiaux, s’efforçant de développer des capacités nationales qui dépassent la simple utilisation des services spatiaux proposés par des entreprises étrangères.