Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières du Burkina Faso, Yacouba Zabré Gouba, a annoncé que son pays a généré environ 2 500 milliards de francs CFA (soit près de 4,27 milliards de dollars) de recettes directes issues du secteur minier sur la période 2022-2025, cette annonce a été faite lors d’une séance de reddition de comptes devant les citoyens. Ces recettes s’inscrivent dans une politique visant à renforcer la maîtrise nationale des ressources minières, notamment à travers la réforme du Code minier en 2024 et la création de la Société de participation minière du Burkina Faso. Selon le bilan présenté par le ministre, la production d’or du Burkina Faso a atteint 94 tonnes en 2025, incluant la contribution du secteur de l’orpaillage (mines artisanales).
Par ailleurs, les quantités collectées par la Société nationale des substances précieuses (SONASP) sont passées de 457 kilogrammes d’or en 2022 à environ 40 tonnes en 2025, le gouvernement prévoit de renforcer le traitement local de l’or, de constituer une réserve nationale de ce métal et de développer les capacités d’exploration du sous-sol et de connaissance de ses ressources. Concernant le secteur des carrières, les chiffres annoncés indiquent que 40 sites sont entrés en phase de production. Les autorités cherchent à encourager la transformation des matières premières en produits finis — tels que les pavés et les matériaux de revêtement — afin d’accroître la valeur ajoutée et de créer davantage d’emplois.
Concernant le secteur de l’énergie, le ministre a indiqué que la capacité électrique installée est passée de 501 mégawatts en 2022 à plus de 812 mégawatts en octobre 2026. Parallèlement, le taux d’électrification en milieu rural a progressé, passant d’environ 6 % à près de 12 % au cours de la même période. Le gouvernement ambitionne de porter la capacité électrique installée à environ 2 500 mégawatts d’ici 2030. Ces résultats ont été présentés dans le cadre des Journées nationales de l’engagement national et de la participation citoyenne, lesquelles mettent l’accent, entre autres, sur l’obligation de rendre compte des autorités et sur l’instauration d’un dialogue direct avec les citoyens.