Politique

La guerre présidentielle en Algérie a commencé cette semaine

La guerre présidentielle en Algérie a commencé cette semaine

En Algérie, le débat se poursuit entre l’armée et la présidence, portant au cœur des discussions la question du renouvellement du mandat d’Abdelmadjid Tebboune fin 2024, la question n’est pas encore réglée, ce qui laisse sur place une odeur d’assassinats politiques à l’horizon après la tentative d’assassinat du chef d’état-major algérien et la tentative d’assassinat de l’épouse tunisienne du président algérien.

En effet, les généraux algériens ne se sont pas encore prononcés sur un soutien total en faveur d’un second mandat à l’actuel président de la République, Abdelmadjid Tebboune, alors que ce dernier a lancé une campagne électorale secrète de manière non officielle, l’armée estimant qu’elle n’est pas sage d’annoncer très tôt son soutien au nouveau mandat de Tebboune, de peur qu’il ne se retrouve dans un piège, c’est pourquoi les règles du jeu de 2019 seront donc appliquées en 2024, et les décideurs choisiront un candidat qui sera approuvé par un petit groupe d’électeurs sans hésitation, alors l’étape décisive n’est donc pas l’élection par le peuple préalablement acquis, mais plutôt la sélection du candidat qui sera élu sans difficulté au scrutin général administré par les services de sécurité, en effet, le nombre de décideurs est au maximum une demi-douzaine, avec à leur tête le chef d’état-major, le général de division Saîd Chengriha, les commandants des régions militaires les plus importantes de l’ouest, le commandant des forces terrestres, qui sont les plus nombreuses, et le commandant de la gendarmerie nationale, qui gouverne l’ensemble du pays.

Alors que le bilan de la présidence ratée de Tebboune ne suscite donc en rien l’enthousiasme des « électeurs militaires de haut rang », sur le front diplomatique, qui est pour eux un domaine important, Tebboune a perdu le soutien de l’Espagne dans le conflit du Sahara occidental et a rompu les relations diplomatiques avec le Maroc, sa stagnation avec le Mali et le Niger a contribué à l’arrivée de militants à ses frontières méridionales, il entretient également des relations difficiles avec Paris, plus personnelles avec Emmanuel Macron que des relations bilatérales entre l’Algérie et la France, c’est pourquoi la guerre présidentielle a commencé cette semaine.

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