Politique

La présidence de l’ECCAS ravive les tensions entre le Congo et le Rwanda et menace les efforts de paix

Un nouveau différend a éclaté entre la République démocratique du Congo (RDC) et son voisin le Rwanda après que Kinshasa a bloqué l’accession de Kigali à la présidence tournante de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC, ou ECCAS en anglais), menaçant les efforts de paix en cours entre les deux pays, qui devaient aboutir à un accord sous l’égide des États-Unis en juin. Le Rwanda, qui nie régulièrement soutenir les rebelles dans l’est de la RDC, a menacé de se retirer de l’organisation. Des experts des affaires africaines, interrogés par *Asharq Al-Awsat*, estiment que cette décision creuse davantage le fossé entre les deux nations et compromet les chances de succès des négociations à court terme.

Deux jours après une proposition qatarie visant à relancer les pourparlers de paix dans l’est de la RDC, le Rwanda a été empêché, samedi, de prendre la présidence tournante de la CEEAC en raison du conflit dans l’est de la RDC, selon l’Agence France-Presse (AFP) dimanche. La présidence de la CEEAC, qui regroupe 11 pays, devait être transférée à Kigali, mais la RDC et son alliée, le Burundi, s’y sont opposées lors d’une réunion de l’organisation à Malabo. La décision a été reportée, et la Guinée équatoriale a été maintenue à la présidence pour un an supplémentaire, selon un communiqué de l’organisation. Un responsable de la CEEAC a décrit l’atmosphère entre le Rwanda et les représentants de la RDC comme « tendue ».

Dans un communiqué, le ministère rwandais des Affaires étrangères a annoncé que le pays se retirerait de la CEEAC, dénonçant une violation des droits de l’État et une « instrumentalisation » de l’organisation par Kinshasa. Mohamed Torshin, expert des affaires africaines, estime que les développements dans l’est de la RDC sont à l’origine de cette nouvelle crise entre Kinshasa et Kigali au sein de l’un des principaux blocs régionaux, et qu’elle risque de s’aggraver. Il souligne que cette démarche « compliquera le processus de négociation », alors que des espoirs reposaient sur une solution à la crise dans l’est de la RDC.

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