Selon les résultats partiels et les communiqués du parti publiés lundi, le Parti indépendantiste capverdien (PAICV) a remporté les élections législatives de dimanche, évincant le Mouvement pour la démocratie (MpD) et se positionnant pour revenir au pouvoir après une décennie dans l’opposition. Le scrutin a été marqué par une faible participation, avec seulement 50 % des 415 000 électeurs inscrits ayant voté. Cet archipel atlantique de dix îles a une longue tradition d’alternance au pouvoir entre ses deux principaux partis : le Mouvement pour la démocratie (MpD), au pouvoir depuis 2016, et le Parti indépendantiste capverdien (PAICV).
Les résultats partiels officiels de la Commission électorale nationale, basés sur 98,2 % des bureaux de vote, indiquent que le Parti indépendantiste du Cap-Vert (PAICV) a remporté 46,7 % des voix, soit 37 sièges sur 72, devançant le Mouvement pour la démocratie (MPD) qui a obtenu 43,6 %. Le leader du PAICV, Francisco Carvalho, semblait en passe de devenir Premier ministre après la reconnaissance de sa défaite par le président sortant, Ulises Correia e Silva, dans sa première déclaration post-électorale. Cependant, Correia e Silva a déclaré qu’il était encore impossible de savoir si le PAICV avait obtenu la majorité absolue, le dépouillement étant toujours en cours. « Il est clair que les résultats ne correspondent pas à nos objectifs, qui étaient de remporter les élections, de continuer à gouverner le Cap-Vert et de faire progresser le pays », a-t-il déclaré. Carvalho a salué ce résultat comme un appel au changement, affirmant que les électeurs avaient massivement soutenu son programme.
La Commission électorale nationale indépendante (CNE) n’a pas encore annoncé les résultats des quatre sièges restants réservés aux expatriés. Elle a indiqué que les résultats définitifs de ces élections législatives seront proclamés le 25 mai. Ainsi, Francisco Carvalho, chef du parti PAICV, deviendra le nouvel homme fort du Cap-Vert. Cet homme politique, également maire de la capitale, Praia, a convaincu les électeurs grâce à son programme de justice sociale, qui prévoit notamment l’accès aux soins de santé, à l’enseignement supérieur et l’amélioration des services publics.