La Sierra Leone a accusé mardi la Guinée d’avoir détenu plusieurs membres de ses forces de sécurité, marquant une nouvelle escalade dans un différend frontalier de longue date. Plus tard, la Guinée a déclaré que des dizaines de soldats sierra-léonais armés étaient entrés sur son territoire sans autorisation dimanche, ce qui a conduit ses forces armées à en arrêter 16 et à confisquer leur équipement. Cet incident survient dans un contexte de tensions frontalières persistantes entre la Sierra Leone et la Guinée, où les deux pays se disputent le village minier de Yinga depuis près de vingt ans.
Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux mardi, le ministère de l’Information de la Sierra Leone a indiqué que des militaires et des policiers construisaient un poste frontière et d’autres infrastructures dans la ville frontalière de Kalireh lundi, lorsque les forces armées guinéennes sont arrivées sur place. Le communiqué précise que les forces guinéennes ont arrêté plusieurs membres de l’équipe de sécurité conjointe, dont un officier, et ont confisqué des armes et des munitions, le communiqué ajoutait : « Le gouvernement met tout en œuvre, par les voies diplomatiques et sécuritaires établies, pour les localiser et assurer leur libération sans condition et en toute sécurité.» Il indiquait également qu’une équipe avait été dépêchée sur place pour enquêter sur l’incident.
Dans un communiqué publié mardi soir, le ministère guinéen de la Défense a déclaré que les soldats détenus et le matériel saisi avaient été remis à la police judiciaire pour les besoins de l’enquête.