La scène politique nigériane connaît une nouvelle escalade après le refus de la Commission électorale nationale indépendante (INEC) de reconnaître la nouvelle alliance d’opposition connue sous le nom de Parti d’action démocratique (DAP). Cette décision a suscité une vive controverse et déclenché une confrontation ouverte entre l’opposition et le parti au pouvoir. Cette décision intervient alors que l’alliance d’opposition cherche à unifier ses rangs en vue des prochaines élections. Cependant, l’INEC a jugé le statut juridique du parti insuffisant pour une reconnaissance sous sa forme actuelle, ce qui l’a conduite à suspendre sa direction et à geler ses activités dans l’attente d’une décision de justice définitive qui tranchera le différend interne.
Les figures de l’opposition accusent le parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC), d’avoir orchestré cette décision, arguant qu’elle s’inscrit dans une stratégie visant à étouffer ses rivaux politiques, notamment compte tenu de la popularité croissante de la nouvelle alliance. Elles ont également critiqué directement le président nigérian Bola Tinbo, accusant son gouvernement de tenter d’affaiblir l’opposition et de compromettre les perspectives du pluralisme politique. Le Parti d’action démocratique (DAP) regroupe plusieurs figures de l’opposition, dont l’ancien président du Sénat, David Mark, ainsi que d’autres personnalités politiques importantes comme Atiku Abubakar, Peter Obi et Rabiu Kwankwaso. Cette coalition a récemment bénéficié d’un élan politique et populaire croissant.
Cependant, cette cohésion apparente est mise à rude épreuve par des dissensions internes. Une faction rivale conteste la légitimité de la direction actuelle du parti, arguant que les nominations récentes violent ses statuts. Cette situation a exacerbé la crise juridique et organisationnelle qui secoue l’alliance. Tous les regards sont désormais tournés vers la Cour d’appel d’Abuja, la capitale, qui doit trancher le différend relatif à la légitimité de la direction du parti. Ce conflit oppose David Mark, considéré comme le visage de la nouvelle alliance, à Nafiu Bala Gombe, ancien vice-président du parti, qui cherche à freiner son développement et à restructurer sa direction. Malgré la suspension, l’alliance d’opposition poursuit ses activités politiques, rejetant la décision de la commission et l’accusant de céder aux pressions gouvernementales croissantes, alimentées par sa popularité grandissante.