Politique

RDC : L’opposition dénonce l’inaction du gouvernement en matière de sécurité

La province d’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo, est en proie à la tension et au deuil suite à une série d’attaques meurtrières attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé lié à l’État islamique, qui ont fait des dizaines de victimes civiles. Selon des sources locales, près de cinquante personnes ont été tuées lors d’une attaque visant le village de Bafoako, dans la région de Mambasa. Le week-end dernier, des attaques coordonnées ont visé quatre autres villages, faisant de nouveaux morts et entraînant la prise de dizaines d’otages, marquant une nouvelle escalade de la violence qui ravage la région depuis des années.

Face à ces événements, l’opposition politique a intensifié ses critiques à l’encontre du gouvernement. La coalition d’opposition Lamuka, dirigée par Martin Fayulu, a vivement critiqué les autorités, les accusant de ne pas protéger les civils. Un porte-parole de la coalition a dénoncé la poursuite des massacres malgré la présence de troupes ougandaises en territoire congolais, à l’invitation du président Félix Tshisekedi, déployées pour lutter contre les groupes armés. La coalition a également critiqué l’absence de décrétation d’une journée de deuil national, malgré ce qu’elle a qualifié de « massacre » ayant coûté la vie à une soixantaine de personnes, dont des femmes et des enfants. Elle a par ailleurs critiqué les déclarations du porte-parole du gouvernement, Patrick Moya, qui avait appelé les citoyens à se rendre à l’aéroport de N’djili pour participer aux célébrations liées à la participation du pays à la Coupe du monde.

Dans une déclaration ferme, le prince Ibingi, porte-parole de Lamuka, a affirmé que le gouvernement « gaspillait les fonds publics en festivités alors que la population souffre de massacres et d’un manque de services essentiels ». Il a souligné que les victimes étaient tombées à cause de ce qu’il a qualifié de « manquement du gouvernement à son devoir de les protéger », ajoutant que certains survivants n’avaient même pas les moyens de se faire soigner, malgré les ressources disponibles pour les célébrations.

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