Politique

Nigéria : Appel à une enquête urgente sur les pertes civiles répétées lors des frappes aériennes

La Commission nationale nigériane des droits de l’homme (NNHRC) a exhorté l’armée à mener une enquête « approfondie et immédiate » sur les pertes civiles répétées causées par les frappes aériennes menées par les forces armées dans les zones de conflit armé. La NNHRC, organe gouvernemental chargé de surveiller et d’enquêter sur les violations des droits humains, a déclaré que la multiplication des cas de morts et de blessés parmi les civils soulève de « sérieuses inquiétudes » quant au respect, par les opérations militaires, du droit international humanitaire et des normes relatives aux droits humains, notamment compte tenu de l’intensification des frappes aériennes ces dernières années.

La Commission a affirmé que la lutte contre l’insurrection armée, les bandes criminelles et les groupes extrémistes est un « droit légitime de l’État », mais a souligné que ce droit ne doit pas être exercé d’une manière contraire à la Constitution ou aux règles internationales régissant les conflits armés. L’incident de Zamfara suscite l’indignation des organisations de défense des droits humains. Ces appels font suite à des rapports sur les droits humains qui ont suscité une vive polémique concernant une frappe aérienne attribuée à l’armée nigériane. Cette frappe a ciblé un marché bondé de l’État de Zamfara, dans le nord-ouest du pays, le week-end dernier. Amnesty International a cité des témoins oculaires affirmant que la frappe aérienne a tué au moins 100 civils, ce qui en fait l’un des incidents les plus meurtriers de ces derniers mois. L’organisation a noté qu’il s’agissait du troisième incident de ce type depuis avril dernier. Ces rapports ont déclenché une vague de critiques de la part des organisations de défense des droits humains, qui s’interrogent sur la fiabilité des renseignements sur lesquels se fondent les opérations aériennes et sur l’existence de mesures adéquates pour minimiser les pertes civiles dans les zones de conflit. De son côté, l’armée nigériane a nié toute preuve de victimes civiles lors de la récente frappe aérienne, sans fournir davantage de détails sur les résultats des enquêtes de terrain ou des enquêtes internes en cours.

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