Des sources diplomatiques égyptiennes ont révélé que le Caire mène des initiatives sur plusieurs fronts dans la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge. Il s’agit notamment d’une médiation entre l’Érythrée et les États-Unis en vue de la levée des sanctions imposées à Asmara, ainsi que d’un travail d’élaboration d’un accord de coopération militaire trilatéral avec la Somalie et l’Érythrée, ces initiatives coïncident avec les efforts égyptiens pour rapprocher Washington et les dirigeants soudanais concernant les propositions de cessez-le-feu. Dimanche, au Caire, se sont tenues des réunions entre le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel-Aty, et les ministres des Affaires étrangères érythréen, Osman Saleh, et somalien, Abdisalam Abdi, respectivement conseiller principal du président américain Donald Trump pour les affaires arabes et africaines et conseiller de Mossad.
Une source diplomatique bien informée a indiqué que Le Caire joue actuellement un rôle de médiateur actif entre Asmara et Washington afin d’obtenir la levée des sanctions américaines contre l’Érythrée, dans un contexte de coordination égypto-érythréenne croissante concernant l’évolution de la situation dans la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge. La source a ajouté que l’accueil par le Caire des ministres des Affaires étrangères somalien et érythréen s’inscrit dans le cadre des consultations menées par l’Égypte en vue de la préparation d’un accord de coopération militaire conjoint entre les trois pays. Cet accord vise à répondre aux défis sécuritaires dans la Corne de l’Afrique et réaffirme l’engagement de l’Égypte envers le principe selon lequel la responsabilité de la sécurité et de la gestion de la mer Rouge incombe exclusivement aux États riverains.
La source a expliqué que Le Caire a informé les parties concernées qu’il rejette la participation de tout État non riverain aux dispositifs de sécurité ou à la gouvernance de la mer Rouge, et qu’il refuse également d’accorder à tout État enclavé un accès à la mer. Le Caire a souligné qu’il « n’acceptera en aucun cas la présence de bases militaires appartenant à des États non riverains en mer Rouge ».