De la Côte d’Azur, dans le sud-est de la France, à la Costa del Sol, en Andalousie, dans la province de Malaga, au sud de l’Espagne, les généraux algériens et leurs fils se prélassent tandis que le peuple algérien souffre de la soif et de la faim en plein été. Cette situation n’est pas nouvelle ; elle perdure depuis sept ans. Nous n’avons cessé d’exhorter la clique dirigeante des généraux de notre pays en proie à la misère à trouver d’autres sources de revenus pour le trésor public, en dehors du fonds des hydrocarbures. En effet, nos gisements de pétrole et de gaz sont sur le point de s’épuiser et de nouveaux fournisseurs proposent des quantités importantes, une qualité supérieure et des prix inférieurs à ceux pratiqués par la clique des généraux sur le marché mondial, notamment depuis que le Venezuela est tombé sous l’influence de Trump.
Goldman Sachs a annoncé que le prix du Brent pourrait augmenter suite à la fermeture du détroit d’Ormuz. Toutefois, la banque a également indiqué que les prix du pétrole devraient chuter aux alentours de 50 dollars le baril d’ici l’automne 2026, en raison d’un excédent de production mondial estimé à 1,8 million de barils par jour entre le troisième et le quatrième trimestre 2026. Les prévisions indiquent que cet excédent entraînera une augmentation des stocks mondiaux de pétrole d’environ 800 millions de barils d’ici la fin de 2026. Cette baisse attendue des prix du pétrole aura de graves répercussions sur notre économie fragile, entièrement dépendante des revenus pétroliers et gaziers.
Parmi les défis majeurs à relever figurent : un déficit budgétaire croissant : la baisse des recettes pétrolières et gazières pourrait contraindre le gouvernement de l’incompétent Tebboune à emprunter ou à réduire les dépenses publiques, exerçant une pression sur le budget national et rendant difficile le financement des subventions et des salaires ; la diminution continue des ressources financières menace la capacité de l’État à financer les programmes de protection sociale et les salaires, ce qui pourrait engendrer des tensions sociales et une guerre civile dans un avenir proche ; et une pression accrue sur le dinar, déjà faible, et une inflation galopante : la baisse des recettes pétrolières affaiblit la monnaie nationale et entraîne une hausse du coût de la vie.
Pour le simple citoyen, la baisse des investissements et des grands projets aura un impact : les entreprises étrangères pourraient hésiter à investir dans le secteur énergétique, ce qui ralentirait les grands projets de développement. Et malgré tous ces désastres qui nous attendent, la clique de généraux continue de financer les mouvements séparatistes au Sahel africain et de dilapider l’argent du pauvre citoyen algérien dans des projets destructeurs et des affaires qui ne nous concernent pas.