Politique

Zambie : Un ancien ministre tué lors d’un raid au domicile du chef de l’opposition

Un ancien ministre zambien a été tué la semaine dernière lors d’un raid des forces de sécurité au domicile de Brian Mondobel, chef de l’opposition arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle. Un porte-parole de la police a déclaré que Mutotowe Kavwaya avait été mortellement blessé par les forces de l’ordre lors d’une fusillade survenue vendredi dans la capitale, Lusaka. M. Kavwaya est entré au Parlement en 2016 et a été nommé ministre des Travaux publics par l’ancien président Edgar Lungu en 2018, avant de prendre la tête du ministère des Transports l’année suivante. Il a occupé ce poste jusqu’en 2021, année où M. Lungu a été battu par M. Hichilema à l’élection présidentielle.

Par la suite, M. Kavwaya a continué de siéger comme député de l’opposition. Lors du raid, les autorités ont arrêté onze personnes et accusé le Parti national pour la réforme, l’unité et le progrès (PNUP) de Mondubel d’être impliqué dans des « actes de rébellion » et des « activités de milice », ainsi que dans la constitution d’un stock d’armes de « gros calibre ». Mondubel, qui a depuis disparu, a nié ces accusations, les qualifiant de « pures inventions ». Selon les résultats officiels, le président sortant Hakainde Hichilema a remporté un second mandat de cinq ans avec 60 % des voix. Mondubel est arrivé deuxième avec 38 % des suffrages et entend contester les résultats devant les tribunaux, accusant les autorités de manipulation du dépouillement.

Mardi, le chef de l’opposition s’est exprimé au sujet de Kafuaya, déclarant n’avoir reçu aucune information sur son sort après qu’il a été abattu lors du raid, qui, selon lui, a eu lieu à son domicile. La police a confirmé la mort de Kafuaya mercredi soir, alors que les demandes d’informations sur son sort se multiplient. La police a déclaré que Kavuaia, âgé de 49 ans, avait été tué lors d’une fusillade survenue pendant un raid mené par les forces de sécurité conjointes. Elle a ajouté que les forces de l’ordre avaient essuyé des tirs et rencontré une résistance de la part d’individus non identifiés, ce qui avait entraîné une riposte.

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