Politique

Le chef de l’opposition camerounaise et son adjoint démissionnent du MRC

Le chef de l’opposition camerounaise, Maurice Kamto, a annoncé sa démission de la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), effective le mardi 8 septembre. Cette décision surprise intervient dans un contexte de pressions politiques et juridiques croissantes sur le parti et sa direction. Simultanément à la démission de M. Kamto, Mamadou Yacouba Mota a également annoncé sa démission de son poste de premier vice-président du parti, dénonçant ce qu’il a qualifié de « harcèlement constant de la part du régime ». Maurice Kamto, candidat à la présidentielle de 2018, est inéligible pour l’élection présidentielle de 2025. M. Kamto n’a pas encore fourni d’explications supplémentaires quant à sa décision soudaine ; seule sa lettre de démission, publiée sur sa page Facebook, a été rendue publique.

La lettre, datée du mardi 8 septembre, est brève et adressée à la direction du parti. Dans sa déclaration, il a affirmé : « Pour le bien de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants, et de tous les acteurs du changement, j’ai décidé de démissionner de mon poste de président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, avec effet immédiat ». Mamadou Mota a expliqué les raisons de sa démission, dénonçant ce qu’il a qualifié de « harcèlement constant de la part du gouvernement camerounais ». Il a précisé que sa décision visait à épargner au parti de nouvelles pressions : « En démissionnant, je prive le régime d’une cible, permettant ainsi au parti de poursuivre la réalisation de ses objectifs ».

Mamadou Mota estime que les autorités camerounaises, et notamment le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Njie, le prennent pour cible, ainsi que Maurice Kamto, de manière incessante. Il considère sa démission comme un moyen de ne pas entraver les activités du parti, en particulier à l’approche des élections législatives et municipales prévues en 2027. « La situation est devenue insupportable », a déclaré Mamadou Mota. « Il y a une obsession pour le président Kamto, et une obsession pour moi aussi. Je ne voulais pas être un instrument entre les mains du ministre de l’Administration territoriale, qui recourt constamment à des manœuvres procédurales absurdes contre un parti politique qui tente simplement de faire son travail.

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