Société

Une ONG camerounaise s’emploie à remettre les enfants à l’école

Une ONG camerounaise s'emploie à remettre les enfants à l'école

Des enfants sont assis par terre, des livres sur leurs genoux dans la ville de Mora, dans l’extrême nord du Cameroun, dans cette salle de classe improvisée, les enfants maltraités par les militants djihadistes de Boko Haram peuvent aller à l’école, mais les conditions sont particulièrement dures, car les deux petites salles de classe où dorment les 180 élèves sont surpeuplées.

« Ils n’ont pas d’endroit où dormir la nuit. Même ici, il n’y a pas assez de chambres. Et ils n’ont pas assez à manger. Ils vont mendier, mangent un peu de la nourriture qu’ils ont et gardent le reste pour demain »explique Mamma Kellou, enseignante à l’école Salaam, selon des études récentes publiées par l’UNICEF, plus de 100 000 enfants ont été chassés des salles de classe dans la région de l’Extrême-Nord à la suite d’attaques de militants de Boko Haram, beaucoup ont perdu leurs parents et ont subi de graves traumatismes. Une situation qui a poussé l’ONG camerounaise Local Youth Corner à agir.

« Beaucoup d’entre eux sont passés par là parce qu’ils ont vu leurs parents se faire tuer. Ils ont couru dans la brousse, et ils ont beaucoup de problèmes. Nous avons remarqué que certains d’entre eux sont recrutés par des groupes violents pour être utilisés comme kamikazes », Dit Christian Achaleke, coordinateur du coin jeunesse local, « Il était donc important d’avoir une réponse psychosociale, et nous avons vu beaucoup de changements ».

Local Youth Corner a maintenant mis en œuvre l’initiative Salam pour aider ces enfants, elle leurs livre de la nourriture et des nattes pour dormir la nuit, elle espère pouvoir aider ces enfants à rejoindre les écoles formelles, «Nous travaillons également à leur réinsertion dans les écoles formelles, car notre programme n’est pas formel. Mais nous nous assurons qu’ils apprennent les bases de la langue, des mathématiques et d’autres choses, pour les préparer à intégrer les écoles formelles», détaille Christian Achaleke.

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«À Mora, de nombreuses écoles ont été attaquées», ajoute-t-il.

Jusqu’à présent cette année, l’initiative Salam a aidé 20 élèves déplacés à rejoindre les écoles de Mora, les membres du Local Youth Corner espèrent qu’à l’avenir, ils verront de plus en plus d’enfants rejoindre les classes formelles.

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