Société

Une juge fédérale frustre les plans de Trump pour mettre fin à la protection temporaire des migrants du Soudan du Sud

Une juge fédérale a rendu une décision bloquant les plans de l’administration du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la protection temporaire contre l’expulsion accordée à des centaines de citoyens du Soudan du Sud résidant aux États-Unis. La juge de la cour de district américaine, Angel Kelley, à Boston, a répondu à une demande urgente présentée par plusieurs citoyens du Soudan du Sud et une organisation de défense des droits des migrants, afin d’empêcher l’expiration du statut de protection temporaire qui leur avait été accordé, comme prévu initialement après le 5 janvier. Cette décision représente une victoire temporaire pour les défenseurs des droits des migrants et un revers pour les efforts plus larges de l’administration Trump visant à réduire ce programme humanitaire.

Elle s’inscrit dans une série de défis judiciaires contre les mesures de l’administration pour mettre fin à une protection similaire pour les citoyens de plusieurs autres pays, dont la Syrie, le Venezuela, Haïti et le Nicaragua. Kelley a rendu cette décision après que quatre migrants du Soudan du Sud, aux côtés de l’organisation à but non lucratif « African Communities Together », ont déposé une plainte. La plainte alléguait que les mesures du Département de la Sécurité intérieure américain étaient illégales et les exposeraient au risque d’expulsion vers un pays confronté à une série de crises humanitaires. La juge Kelley, nommée par l’ancien président démocrate Joe Biden, a émis une ordonnance administrative suspendant temporairement la politique en attendant un examen complet de l’affaire.

Elle a écrit que permettre son application avant que les tribunaux n’aient l’opportunité d’examiner les détails de l’affaire « entraînerait un impact immédiat sur les citoyens du Soudan du Sud, en dépouillant les bénéficiaires actuels de leur statut légal, ce qui pourrait mener à leur expulsion imminente ». La porte-parole du Département de la Sécurité intérieure, Trisha McLaughlin, a déclaré dans un communiqué que le jugement de la juge ignorait l’autorité constitutionnelle et légale de Trump, et que le statut de protection temporaire accordé aux citoyens du Soudan du Sud « n’était jamais destiné à être un programme d’asile réel ».

  Erosion des plages en Tunisie...La côte d'Hammamet est devenue menacée
Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top