La Commission des droits de l’homme au Zimbabwe a publié une évaluation sévère concernant les accidents de la circulation survenus pendant la saison des fêtes de Noël, considérant la mort d’environ 100 personnes en 12 jours comme une tragédie « qui aurait pu être évitée », et imputant au gouvernement la responsabilité du manquement à prendre les mesures nécessaires. La presse locale a rapporté, ce vendredi, en citant un communiqué de la Commission, que « l’augmentation effroyable » des accidents de la route enregistrés par la police entre le 15 et le 26 décembre est due à « la négligence systémique dans l’organisation du secteur des transports et à la dégradation des infrastructures ».
Elle a révélé que le nombre total des accidents de la circulation a doublé, passant de 1 211 en 2024 à 2 412 pour la même période en 2025, qualifiant la situation d’« état d’urgence nationale ». Elle a indiqué que 100 personnes, dont 44 passagers et 37 piétons, ont perdu la vie, tandis que 471 autres ont été blessées pendant cette période, estimant que « derrière ces chiffres se trouvent des familles endeuillées, des handicaps permanents et des pertes de vies humaines qui auraient pu être évitées ». Elle a dénoncé ce qu’elle a décrit comme un secteur des transports non structuré et insuffisamment réglementé, affirmant que l’effondrement du système de transport public fiable a conduit à l’encombrement des routes par des véhicules dangereux.
Elle a poursuivi en affirmant que « l’absence de moyens de transport public structurés, fiables et abordables a conduit à la prolifération de véhicules délabrés, tels que les bus et les minibus privés qui se trouvent en mauvais état », ajoutant que « la surcharge fait de ces véhicules des pièges de mort collective ». Le Zimbabwe enregistre en moyenne un accident de la route toutes les 15 minutes et environ 5 décès par jour sur ses routes, ce qui en fait l’un des taux de mortalité routière les plus élevés en Afrique.