Le gouvernement du Malawi a annoncé l’annulation des frais de base dans les lycées publics à compter du 1er janvier 2026, dans une mesure visant à renforcer les opportunités d’accès à l’éducation. Le ministère de l’Éducation a confirmé que la décision inclut les frais d’examens et de cartes d’identification imposés par le Conseil national des examens, ainsi que le fonds de développement scolaire et d’autres frais dans les lycées de jour publics. En vertu de cette décision, les élèves ne seront plus tenus de payer de frais dans ces établissements, une mesure qualifiée par le secrétaire du ministère de l’Éducation, Ken Ndala, de « jalon important dans la voie du développement du capital humain conformément à la vision Malawi 2063 ».
Cependant, la décision n’inclut pas les lycées avec internat, qui continueront à imposer des frais d’hébergement, tout comme les écoles privées resteront soumises à leurs frais fixés. Quant aux écoles relevant de l’Association des éducateurs chrétiens, leurs frais seront limités à l’hébergement, les subventions gouvernementales couvrant le reste des coûts. Le ministère a précisé que le financement nécessaire a déjà été débloqué avant le début du deuxième trimestre scolaire le 5 janvier courant, avec des versements supplémentaires attendus plus tard dans le mois. Il a également annoncé des plans pour recruter davantage d’enseignants au cours de l’année financière 2026/2027 afin de soutenir le système élargi.
Il est à noter que le Malawi souffre depuis des années de faibles taux de scolarisation au niveau secondaire et de hauts taux d’abandon scolaire, en plus de ressources limitées. Bien que l’enseignement primaire soit gratuit depuis 1994, l’enseignement secondaire est resté hors de portée pour de nombreuses familles en raison des coûts. Les experts en éducation considèrent que cette décision représente un grand pas vers la réalisation de la justice éducative, mais elle soulève des questions sur la capacité du gouvernement à maintenir la qualité de l’enseignement face à des attentes d’augmentation des taux de scolarisation. Ces experts avertissent que la surcharge des classes, le manque d’enseignants qualifiés et la faiblesse des infrastructures pourraient limiter l’impact de la réforme si elles ne sont pas traitées de manière urgente.