Société

La Commission sud-africaine des droits de l’homme demande la déclaration d’une catastrophe nationale face à la pénurie d’eau

La Commission sud-africaine des droits de l’homme a appelé jeudi à ce que la pénurie d’eau soit qualifiée de « catastrophe nationale », la situation ayant dégénéré en crise majeure dans de nombreuses régions du pays. La Commission a expliqué que « la qualification et la déclaration d’une catastrophe nationale constituent une mesure raisonnable dans les circonstances actuelles », réaffirmant que la pénurie d’eau affecte les services essentiels. Elle a souligné que la déclaration d’une « catastrophe nationale » permettrait de mobiliser des fonds d’urgence et d’améliorer la coordination entre les différents secteurs gouvernementaux pour répondre à la crise.

Après avoir rappelé que l’eau est un droit fondamental inscrit à l’article 27 de la Constitution, la Commission a souligné que la pénurie de cette ressource vitale affecte les écoles et les hôpitaux, « et touche de manière disproportionnée les femmes et les filles, entravant ainsi la réalisation de l’égalité des sexes ». Lors de son examen des lacunes qui affectent le secteur, le comité a pointé du doigt « l’insuffisance des financements pour l’entretien des infrastructures hydrauliques, le manque de planification face à la croissance démographique, le gaspillage d’eau, la pénurie de personnel qualifié, le sabotage des infrastructures et l’émergence de cartels de l’eau ». Il a mis en garde contre l’aggravation de ces problèmes, notamment au niveau municipal, où une gouvernance défaillante nuit à la fourniture des services aux ménages.

Le comité a affirmé que la déclaration d’une catastrophe nationale liée à la crise de l’eau actuelle « ne doit pas favoriser la corruption, les pratiques répréhensibles et le détournement de fonds publics », soulignant la nécessité de mécanismes de contrôle à cet égard. Il a annoncé l’envoi d’un courrier officiel au Centre national de gestion des catastrophes recommandant la déclaration d’une catastrophe nationale et appelant à des mesures proactives, notamment l’entretien et la réhabilitation des infrastructures hydrauliques, l’accélération des projets en cours et des changements de comportement pour préserver cette ressource vitale. La semaine dernière, le Centre national de gestion des catastrophes (NDMC) a qualifié de « catastrophe nationale » la sécheresse et les perturbations de l’approvisionnement en eau dans certaines régions du pays.

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