Politique

Le Togo se dit prêt à saisir les instances d’arbitrage international dans son différend avec le Ghana

Une semaine après l’annonce par le gouvernement d’Accra de son intention de porter le différend frontalier maritime qui l’oppose au Togo devant les instances internationales compétentes, Lomé a réagi. Les autorités togolaises ont déclaré être pleinement disposées à comparaître devant les juridictions internationales pour défendre leurs intérêts nationaux. Le différend frontalier maritime entre les deux pays devrait être prochainement porté devant les instances judiciaires internationales, le Ghana ayant confirmé le 20 février son intention de saisir le Tribunal international du droit de la mer, après huit années de négociations infructueuses.

Dans une réponse officielle, Lomé a indiqué avoir « pris note » de la démarche du Ghana, soulignant sa volonté de participer à la procédure judiciaire « sereinement et dans le respect du droit international ». Dans une déclaration importante, le ministre togolais de l’Administration territoriale, Aouate Houdaballo, a affirmé que son gouvernement est « fermement attaché à l’intégrité territoriale et aux principes internationaux » et que le Togo a toujours accordé la priorité absolue au dialogue dans le cadre du maintien de la stabilité régionale. Il a ajouté que les autorités de son pays traiteraient cette nouvelle mesure « avec responsabilité, calme et ouverture d’esprit », tout en reconnaissant la légitimité de la démarche du Ghana.

Le différend maritime entre les deux pays remonte à plus de cinquante ans et constitue un héritage direct de l’époque coloniale. Malgré la création d’une commission mixte en 2018, suite aux objections du Togo concernant les mécanismes de démarcation, toutes les réunions tenues à Lomé et à Accra se sont soldées par un échec, y compris la proposition ghanéenne de 2021 relative à une frontière provisoire, alors même que le Ghana avait déjà commencé l’exploitation d’un gisement pétrolier situé dans la zone contestée. Les Nations Unies avaient proposé une démarcation technique fondée sur des calculs d’ingénierie précis, mais le Togo a rejeté cette proposition, la jugeant désavantageuse sur le plan maritime.

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Nouboko Dambi, négociatrice en chef du Togo, a déclaré que la ligne proposée « réduirait le potentiel maritime du pays », soulignant que cette délimitation revêt une importance économique cruciale pour les deux parties, puisqu’elle définit l’étendue de leur exploitation des ressources naturelles dans la région côtière.

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