L’Égypte s’efforce de diversifier sa coopération avec les nations africaines, confrontée à de nombreux défis qui exigent de projeter une image positive afin de consolider ses relations avec les populations et les gouvernements du continent. Cette volonté se traduit par l’accent mis sur les activités de développement et la mise en valeur de l’expertise égyptienne dans divers domaines, notamment la médecine. Le Caire s’emploie à renforcer ce secteur en s’appuyant sur son industrie pharmaceutique locale pour répondre aux besoins des marchés africains. L’Égypte a atteint un haut niveau d’autosuffisance en matière de production pharmaceutique, à 91 %, grâce à sa stratégie nationale de localisation de cette industrie.
L’Égypte possède également le plus grand marché pharmaceutique d’Afrique, évalué à plus de 6,2 milliards de dollars, soit plus de 25 % des parts de marché africaines, selon les chiffres publiés par le gouvernement égyptien l’année dernière. Ces indicateurs positifs se sont reflétés dans les actions du ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel-Aty, lors de sa participation au Sommet de l’Union africaine qui s’est tenu samedi et dimanche à Addis-Abeba, en Éthiopie. Il a rencontré Jean Kasaya, directeur des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), afin d’évoquer les moyens de renforcer la coopération et de soutenir le système de sécurité sanitaire et pharmaceutique en Afrique.
Selon un communiqué publié samedi par le ministère égyptien des Affaires étrangères, Abdel-Aty a souligné lors de cette rencontre « l’importance que l’Égypte accorde au secteur de la santé, pilier fondamental du développement durable en Afrique, et sa volonté de partager son expertise et son expérience pionnière dans les domaines de la santé et de la pharmacie, de soutenir les programmes de renforcement des capacités et d’améliorer la réponse aux urgences sanitaires. Il a également évoqué la coopération existante en matière de fourniture de matériel médical et de vaccins, ainsi que le renforcement de l’intégration continentale dans le secteur de la santé ».