Société

Accord secret entre les États-Unis et le Cameroun pour l’accueil de centaines de migrants

Le New York Times a révélé l’existence d’un accord secret d’expulsion conclu entre les États-Unis et le Cameroun. Cet accord aurait consisté à faire pression sur le gouvernement camerounais, par le biais de faveurs et d’incitations financières, afin qu’il accepte des centaines de migrants expulsés des États-Unis et difficiles à renvoyer dans leur pays d’origine, l’accord entre Washington et Yaoundé prévoit notamment le silence des États-Unis face à la répression sanglante menée par les autorités camerounaises contre les manifestants à la suite des élections présidentielles survenues quelques mois auparavant, ainsi que le retour de Washington sur sa décision de retenir 30 millions de dollars de financement alloués à un bureau local des Nations Unies.

Le journal indique que cet accord s’inscrit dans une campagne plus vaste menée par l’administration du président Donald Trump pour faire pression sur d’autres pays afin qu’ils acceptent des migrants ne pouvant être légalement expulsés vers leur pays d’origine. Il est considéré comme une preuve des « négociations diplomatiques » employées par Washington pour conclure de tels accords. Aux termes de l’accord, l’administration Trump a choisi de ne pas critiquer la réélection du président Paul Biya, 93 ans, qui dirige le Cameroun depuis plus de 40 ans, et est restée silencieuse sur l’élection d’octobre et la répression sanglante qui a suivi contre les manifestants par les forces de sécurité, dans le cadre d’accords conclus avec d’autres gouvernements, les États-Unis ont accepté de rapatrier des centaines de personnes vers au moins 25 pays tiers avec lesquels ils n’ont aucun lien, et exercent une forte pression pour en rapatrier des dizaines d’autres.

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Pour détailler l’accord, le journal cite une correspondance du Département d’État indiquant qu’une équipe de négociateurs américains s’est rendue au Cameroun pour finaliser l’accord d’expulsion. Cette visite a eu lieu alors que le président Biya était confronté à une condamnation internationale pour la répression des manifestations post-électorales. Le journal a cité un responsable camerounais affirmant que son pays s’était initialement opposé à l’accord, le considérant comme un « chantage », avant de revoir sa position.

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