Une étude récente a dévoilé une nouvelle hypothèse expliquant la construction de la Grande Pyramide de Gizeh sous le règne du pharaon Khéops. Cette étude suggère l’existence d’une rampe spirale interne qui pourrait résoudre l’un des mystères les plus complexes de l’ingénierie antique. Publiée dans la revue NPJ Heritage Science, l’étude propose que les anciens Égyptiens aient utilisé un système interne ingénieux : une rampe spirale dissimulée au sein même de la pyramide, plutôt que d’imposantes rampes externes comme le suggéraient les théories précédentes.
Le chercheur espagnol Vicente Luis Rossell Roig, qui a dirigé l’étude, explique que le modèle informatique qu’il a développé démontre la possibilité de transporter des blocs de pierre le long d’un chemin incliné longeant les bords de la pyramide, appelé « rampe nue ». Sur ce chemin, les pierres étaient progressivement soulevées couche par couche, tandis que des sections de la rampe étaient recouvertes de nouvelles pierres, la dissimulant ainsi au sein de la structure finale. Ce modèle explique plusieurs phénomènes qui ont intrigué les scientifiques pendant des décennies, notamment l’absence de preuves évidentes de pentes externes massives et la découverte de vides internes inexpliqués au sein de la pyramide, probablement des vestiges de ce système interne.
La simulation temporelle montre que les ouvriers pouvaient placer un bloc de pierre toutes les quatre à six minutes, permettant ainsi d’achever la construction en 14 à 21 ans. Cette période pourrait s’étendre à 20-27 ans en tenant compte de l’extraction et du transport des pierres par le Nil, ainsi que des périodes de repos – des estimations cohérentes avec les études historiques. Grâce à une analyse par éléments finis, l’étude confirme que les contraintes exercées sur le calcaire sont restées dans des limites acceptables tout au long des phases de construction, ce qui indique que la conception a été soigneusement étudiée pour garantir la stabilité structurelle de cette structure colossale.
L’étude identifie un ensemble d’indicateurs vérifiables sur le terrain, tels que les marques de remplissage des bords et les traces d’usure dues aux mouvements des ouvriers, ouvrant ainsi la voie à de futures vérifications de cette hypothèse par les archéologues.