Des centaines de milliers de réfugiés soudanais, ayant fui les ravages de la guerre dans leur pays, sont confrontés à une situation humanitaire catastrophique au Tchad. Les températures atteignent 50 degrés Celsius et les pénuries d’eau et de nourriture sont criantes, sans parler des épidémies qui font de la survie un combat quotidien. Selon un article de Rachel Hagan, publié par le quotidien britannique The Independent, les survivants du conflit brutal au Soudan, qui ont enduré des expériences horribles telles que des violences extrêmes et des enlèvements, sont désormais confrontés à une crise existentielle. Les ressources de base commencent à s’épuiser dans des camps de réfugiés qui manquent cruellement des produits de première nécessité.
Des rapports de terrain indiquent que l’est du Tchad est devenu la destination finale de l’une des plus importantes crises de déplacements de population au monde, accueillant plus de 1,3 million de réfugiés soudanais, dont plus de 900 000 ont été déplacés depuis le début des combats entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) en avril 2023. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont averti que l’aide destinée à plus d’un million de personnes pourrait subir des réductions drastiques si un déficit de financement de 428 millions de dollars n’est pas comblé, alors même que le PAM a déjà réduit de moitié ses rations alimentaires. Dans la région de l’Ennedi Est, les réfugiés vivent avec moins de la moitié des besoins quotidiens minimaux en eau fixés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), tandis qu’un enseignant est responsable de plus de 100 enfants dans des classes surchargées et que quelque 80 000 familles n’ont pas d’abri.
Dermot Hegarty, directeur du Conseil norvégien pour les réfugiés au Tchad, a déclaré que les températures atteignent actuellement 43 degrés Celsius et devraient dépasser les 50 degrés dans les prochains mois. Il a souligné que la majorité des familles traversant la frontière sont composées de femmes et d’enfants qui dorment à même le sol, à l’ombre des arbres. Dans les camps de transit, les familles dépendent des camions-citernes, dont l’acheminement est difficile.