Société

L’une des routes migratoires les plus dangereuses au monde : la « Route de la Mort africaine », entre chaos et charniers

Considérée comme l’une des routes migratoires les plus dangereuses au monde, elle voit des dizaines de milliers de personnes originaires de plusieurs pays africains l’emprunter par voie terrestre et maritime pour tenter de rejoindre les pays du Golfe, en quête d’une vie meilleure et fuyant les conflits armés. Il s’agit de la route orientale entre la Corne de l’Afrique et la péninsule arabique. Le voyage commence par des jours de marche, puis se poursuit par une traversée maritime au milieu des tempêtes et sous la surveillance des garde-côtes. Si les migrants survivent à toutes ces épreuves, endurant la faim et la soif, ils atteignent le Yémen, parfois une étape de leur périple.

Les difficultés du voyage ne se limitent pas à la traversée de la mer ou du désert. Après avoir atteint le Yémen – le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, en proie à un conflit depuis 2014 – des dizaines de milliers de personnes cherchent à rejoindre les pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, où elles occupent des emplois subalternes. Nombreux sont ceux qui empruntent la route de l’Est, principalement depuis l’Éthiopie, le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique (environ 130 millions d’habitants), qui, comme beaucoup d’autres sur le continent, est en proie à de sanglants conflits armés, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), entre 200 et 300 migrants arrivent chaque jour dans la région d’Obock, à Djibouti.

La plupart tentent de traverser par cet endroit car c’est l’un des points de passage les plus proches du Yémen, à seulement 30 kilomètres. Dans une zone plate et sablonneuse de Djibouti, sous un soleil de plomb, un groupe d’hommes, le visage marqué par l’épuisement, la fatigue et le désespoir, rebroussent chemin, n’ayant pu atteindre le Yémen. L’AFP a rencontré plusieurs de ceux qui avaient emprunté cette route. Ils ont raconté les horreurs qu’ils avaient vécues et dont ils avaient été témoins, la plupart n’ayant pas réussi à atteindre le « refuge » qu’ils espéraient.

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