Société

Djibouti fait face à un afflux croissant de réfugiés yéménites fuyant les combats

L’escalade du conflit au Yémen pousse de plus en plus de civils à chercher refuge à Djibouti via le détroit de Bab el-Mandeb. Plus de 2 000 personnes sont arrivées à Djibouti rien que durant le week-end, selon le ministre djiboutien de l’Économie, Ilyas Dawaleh. Ce chiffre témoigne de l’augmentation constante du nombre de personnes fuyant les combats au Yémen, alors que les capacités d’accueil de Djibouti approchent de leurs limites. Depuis le jeudi 10 septembre 2026, les Houthis, un groupe armé soutenu par l’Iran, contrôlent plusieurs zones le long de la côte yéménite, contraignant de nombreux civils à fuir leurs foyers et à utiliser de petites embarcations de pêche de fortune pour traverser le détroit de Bab el-Mandeb et rejoindre les côtes djiboutiennes.

Des images diffusées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Djibouti montrent des réfugiés yéménites fuyant les combats entre les forces gouvernementales et les autorités houthies soutenues par l’Iran, arrivant à un poste de garde-côtes djiboutien à Khor Angar le 13 septembre 2026. Les côtes yéménite et djiboutienne sont distantes d’environ 30 kilomètres, et la traversée dure généralement entre une et trois heures. Cependant, le voyage devient beaucoup plus difficile et dangereux pour les petites embarcations de pêche surchargées, en particulier avec un grand nombre de femmes et d’enfants à bord. Alexander Kwasak, chef de mission de l’OIM à Djibouti, a déclaré que les réfugiés arrivent sur la côte djiboutienne épuisés et déshydratés.

M. Kwasak a souligné le nombre impressionnant de femmes et d’enfants parmi les arrivants, ajoutant qu’il était surpris par le nombre de jeunes enfants contraints d’entreprendre le voyage, dont une partie se déroule de nuit et peut durer plusieurs heures avant d’atteindre la ville d’Obock. Il a ajouté que l’organisation observe aussi bien de très petits bateaux de pêche que des plus grands, et a noté que l’un des bateaux arrivés récemment transportait des centaines de personnes, témoignant de l’immense détresse psychologique et physique qu’elles endurent à leur arrivée à Obock. M. Kwasak a souligné que les réfugiés demandent le plus souvent de l’eau et de la nourriture à leur arrivée, expliquant que les autorités djiboutiennes, tant au niveau national que local à Obock, ont mobilisé toutes les ressources disponibles pour leur venir en aide.

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