Société

RDC : Crise sécuritaire menaçant la riposte à Ebola en Ituri

Les Nations Unies ont alerté sur la détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire au site de Kigonzi, à Bunia, capitale de la province d’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. La dispersion de milliers de personnes déplacées risque de compliquer la riposte à l’épidémie d’Ebola. Le 20 septembre 2026, le site a fait l’objet d’un raid mené par les forces militaires à la recherche d’armes et de membres présumés d’un groupe armé. Des coups de feu ont été entendus pendant l’opération. Quelques jours plus tard, un incendie s’est déclaré sur le site, contraignant plusieurs familles à fuir et à trouver refuge chez des familles d’accueil dans d’autres régions, depuis, l’accès au site est difficile pour les travailleurs humanitaires, ce qui empêche une évaluation complète de la situation et une détermination précise de l’étendue des dégâts et des besoins humanitaires.

Damien Mamadou, Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en République démocratique du Congo, a exprimé sa vive inquiétude face à la situation sur le terrain. Il a constaté une détérioration de la sécurité à Kigonzi et le départ de nombreuses familles qui ont fui la région pour trouver refuge chez des familles d’accueil. M. Mamadou a expliqué que les difficultés d’accès humanitaire rencontrées ces derniers jours ont empêché toute vérification indépendante des faits et toute évaluation précise de l’ampleur des dégâts et des besoins. Il a souligné que la priorité absolue est d’atteindre le site au plus vite afin de porter assistance aux personnes sinistrées. Les préoccupations dépassent les seuls aspects humanitaires et sécuritaires, car la situation à Kigonzi a également des répercussions sanitaires importantes, le site étant inclus dans les activités de riposte à Ebola dans la région.

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Le Coordonnateur humanitaire a averti que le déplacement désorganisé de milliers de personnes, conjugué aux difficultés d’accès humanitaire, pourrait rapidement compliquer la surveillance épidémiologique, le traçage des contacts et la continuité des services de santé liés à la riposte à l’épidémie. Les Nations Unies craignent que la poursuite des déplacements de population et leur dispersion sur différents territoires ne rendent de plus en plus difficile le traçage des personnes potentiellement exposées au virus. Cette situation survient à un moment où la lutte contre les maladies infectieuses exige un accès rapide aux cas potentiels, le traçage des contacts et la fourniture régulière de services de santé.

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