Politique

Élections législatives et communales simultanées au Bénin

Aujourd’hui, 11 janvier 2026, le Bénin ouvre les bureaux de vote pour des élections législatives et communales simultanées, marquant le début d’une année électorale particulièrement chargée dans le pays, les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 7 heures du matin et fermeront à 17 heures. Ces élections couplées permettent d’élire 109 députés à l’Assemblée nationale ainsi que plus de 1 800 conseillers communaux, pour un mandat de sept ans (au lieu de cinq précédemment), suite à la révision constitutionnelle adoptée en novembre dernier. Cinq partis politiques sont en compétition pour les sièges législatifs :
– Trois formations soutiennent la mouvance présidentielle (dont l’Union Progressiste le Renouveau – UPR, le Bloc Républicain et le Moele-Bénin),
– Deux partis d’opposition : les Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE, opposition modérée) et Les Démocrates (principale force d’opposition, dirigée par l’ancien président Thomas Boni Yayi).

Pour les élections communales (municipales), la participation est plus restreinte et limitée à trois partis seulement (généralement les deux principaux de la majorité et les FCBE). Dans l’Assemblée nationale sortante (issue des élections de 2023), les deux principaux partis alliés au président Patrice Talon occupent 81 sièges sur 109, tandis que Les Démocrates en détiennent 28. Ces élections interviennent seulement trois ans après les précédentes législatives, dans le cadre d’un nouveau calendrier électoral général. Le cadre légal a été durci avec la réforme du code électoral en 2024 : pour obtenir des sièges à l’Assemblée, un parti doit désormais obtenir au minimum 20 % des voix dans chacune des 24 circonscriptions électorales (seuil abaissé à 10 % pour les partis membres d’une coalition pré-électorale). Tous les partis en lice, sauf Les Démocrates, ont opté pour des coalitions.

  Protestations internes et inquiétudes internationales face aux résultats des élections législatives au Burundi

Les Démocrates, principal parti d’opposition, ne participe qu’aux législatives cette année, après avoir été écarté des élections communales et surtout de la présidentielle d’avril 2026 (candidature rejetée pour non-respect des critères de parrainage et de caution). Les observateurs considèrent que l’un des principaux enjeux est de savoir si l’opposition parviendra à maintenir ou obtenir une représentation significative au Parlement, évitant ainsi le scénario de 2019 où aucune opposition n’était présente, aboutissant à un Parlement monocolore.

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top