Politique

Bénin : L’Institut national démocratique présente son évaluation et ses recommandations avant l’élection présidentielle

L’Institut national démocratique (NDI) a conclu sa mission d’évaluation préélectorale en République du Bénin, à moins de deux mois de l’élection présidentielle prévue le 12 avril. Après une semaine de réunions et de consultations, l’Institut a publié son rapport, qui dresse un tableau contrasté de la situation politique actuelle. Pendant une semaine, la délégation de six membres de l’Institut, comprenant les anciens présidents Catherine Samba-Panza et Jorge Carlos Fonseca, a rencontré les partis politiques, les deux candidats à la présidentielle, des représentants de la société civile, des médias et des institutions impliquées dans l’organisation du processus électoral.

Dans ses conclusions, présentées à la presse, le NDI a souligné l’existence de contraintes politiques et institutionnelles et un net déséquilibre de la représentation politique. Le rapport note qu’après les récentes élections législatives et municipales, où l’opposition n’a obtenu aucune représentation, l’élection présidentielle demeure le seul moyen de participation politique. Le Parti démocrate, principal parti d’opposition, sera également absent des élections, comme ce fut le cas lors des élections municipales, dont il affirme avoir été exclu. La Commission électorale nationale indépendante (CENA) a confirmé que cette exclusion était due à des dossiers de candidature incomplets. Lors de sa conférence de presse, Catherine Samba-Panza a dressé un tableau inquiétant du paysage politique : « Nous avions peur. La société civile n’ose plus s’engager et les partis politiques sont largement réduits au silence. Nous avons constaté de nombreuses irrégularités et nous ne pouvons rester silencieux. Mais les constater ne suffit pas ; que faire ? »

La mission a présenté une série de recommandations à court, moyen et long terme en vue de l’élection présidentielle du 12 avril, qui opposera le candidat du parti au pouvoir, Romuald Wadani, au candidat de l’opposition modérée, Paul Hounkpe. Jorge Carlos Fonseca a expliqué que les recommandations finales reprennent les revendications formulées précédemment par l’opposition et la société civile. Il a identifié les priorités suivantes : renforcer les conditions du pluralisme politique, reconsidérer le seuil de 20 % requis dans chaque circonscription pour remporter des sièges parlementaires, revoir les règles relatives au parrainage électoral et instaurer un dialogue politique franc et continu.

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