Le processus de transition en Guinée entre dans une nouvelle phase suite à un décret présidentiel du président de transition, Mamadi Doumbouya, appelant les électeurs à participer aux élections législatives et municipales prévues le 24 mai 2026. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du rétablissement de l’ordre constitutionnel, un engagement maintes fois réaffirmé par les autorités de transition et attendu avec impatience par les acteurs politiques et les partenaires internationaux, le décret, diffusé par la télévision et la radio nationale guinéenne, précise que les citoyens de tout le pays éliront leurs députés et conseillers municipaux.
Ces élections devraient permettre de renouveler les institutions représentatives et de renforcer le cadre institutionnel du pays, dans un contexte de fortes attentes en matière de gouvernance démocratique. Le décret stipule que le vote se déroulera de 7h00 à 18h00 sur l’ensemble du territoire. Il indique également que le scrutin uninominal sera appliqué, conformément aux dispositions de la loi électorale en vigueur, afin de simplifier les procédures et de minimiser les litiges. Plusieurs institutions étatiques, notamment celles chargées de l’administration foncière, de la sécurité, de la justice, de la défense, des affaires étrangères et des finances, seront mobilisées pour assurer le bon déroulement des élections.
La Commission électorale nationale et l’Observatoire national indépendant du référendum constitutionnel devraient jouer un rôle clé dans la supervision du processus et la garantie de sa crédibilité. Les acteurs politiques locaux et la communauté internationale suivront de près ces élections, qui constituent un test crucial pour les autorités de transition. Les observateurs estiment que ces élections pourraient représenter une étape importante vers le rétablissement de la confiance dans les institutions publiques et le renforcement de la crédibilité du processus démocratique en Guinée.