Politique

L’opposition menace de suspendre sa participation à l’élection présidentielle burundaise

La Commission électorale nationale indépendante du Burundi a annoncé le vendredi 8 mai 2026 que l’élection présidentielle se tiendrait le 3 mai 2027, face à la grogne croissante des partis d’opposition qui menacent de suspendre leur participation si un dialogue national global n’est pas engagé avant le scrutin. Dans une déclaration commune, les partis d’opposition – le Conseil national pour la liberté, l’Union pour la démocratie au Burundi, CODEPO, le Parti pour la démocratie au Burundi et le Front pour la démocratie au Burundi – ont exigé l’instauration d’un nouveau climat politique avant les élections, arguant que leur tenue dans le contexte actuel serait « prématurée et inopportune ».

Les partis d’opposition ont indiqué que leurs inquiétudes découlaient de ce qu’ils décrivaient comme une répétition des élections législatives de 2025, entachées, selon eux, de nombreuses irrégularités. Ils ont souligné qu’aucune réforme fondamentale n’a été mise en œuvre depuis lors, malgré des appels répétés à revoir le processus électoral et à garantir l’indépendance des institutions qui le supervisent. Olivier Nkurunziza, secrétaire général de l’Union pour la démocratie au Burundi (UDD), a déclaré que participer à des élections menées de la même manière que celles de 2025 « serait un mensonge », ajoutant que le maintien de la situation actuelle pourrait aggraver la crise de cohésion sociale que connaît le pays.

M. Nkurunziza a critiqué ce qu’il considère comme le manque d’indépendance de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), insistant sur le fait que l’opposition continue d’exiger un large débat politique afin de garantir des élections véritablement « libres et transparentes ». À l’inverse, le parti au pouvoir, le Conseil national pour la défense de la démocratie – Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), a rejeté ces conditions, arguant que l’opposition a toujours conditionné sa participation à chaque élection. Dorian Muniziro, secrétaire national et responsable de la communication du parti au pouvoir, a déclaré que la démocratie au Burundi « ne peut survivre sous la menace constante de boycotts », ajoutant que le pluralisme politique existe, mais que l’opposition « cherche toujours des prétextes pour remettre en question le processus électoral ».

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